Partenariat transpacifique: De nouvelles possibilités d’affaires pour les industriels de la région

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Par Éditions Nordiques

Le Canada et 11 autres pays se sont entendus la semaine dernière sur le Partenariat transpacifique (PTP), un accord de libre-échange d’envergure. Si les producteurs laitiers, d’œufs et de volailles ont démontré des inquiétudes, cet accord s’avère plutôt une bonne nouvelle pour l’économie régionale.

«Cette entente-là, c’est super bon», lance Russel Tremblay, directeur adjoint chez Développement économique Sept-Îles (DESI). Si les producteurs de lait, d’œufs et de volaille voient de la concurrence gruger le marché local, «nous, notre type d’industrie c’est déjà l’exportation», explique-t-il.

L’abolition de barrière tarifaire pourrait donc permettre aux industriels de l’aluminium et du fer de développer de nouveaux marchés, dont le Viêt Nam et ses 100 millions d’habitants, l’un des signataires de l’entente de libre-échange.

«Il y a plein de possibilités qui s’ouvrent à nous», affirme M. Tremblay, mais il faudra d’abord «analyser l’entente avant de trouver des pistes de diversification et de bonification de l’économie». Parmi les pays signataires du PTP, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, le Mexique et le Pérou sont des économies émergentes qui ont des besoins grandissants en matières premières, afin de construire des infrastructures, explique le directeur adjoint chez DESI.

L’accès plus facile à ces nouveaux marchés est une bonne nouvelle pour l’industrie du fer qui a connu des temps moins roses sur la Côte-Nord dernièrement avec, entre autres, la perte de 600 emplois chez Cliffs. «Dans l’industrie du fer, on prend toutes les bonnes nouvelles qu’il y a», affirme Russel Tremblay.

Positif pour l’aluminium

«On se donne un espace de marché», affirme le président-directeur général de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard. «Par exemple, la Malaisie et le Viêt Nam, c’est 120 millions de populations, quatre fois le Canada. Ce sont des pays où le niveau de qualité de vie est appelé à augmenter et lorsque le niveau de la qualité de vie augmente, on remarque une hausse de la demande en aluminium», explique-t-il.

L’entente de libre-échange permet d’abolir des frais de douanes de 30% dans ses deux pays, continue M. Simard. «Ça vient s’ajouter à l’entente avec les États-Unis, l’ALENA, et l’Union européenne. Le Canada devient le seul pays au monde qui se retrouve avec trois grands marchés qui représente 60% de l’économie mondiale et auquel on a un accès privilégié», mentionne Jean Simard, qui croit qu’il y aura «certainement un effet de levier pour la transformation si on joue nos billes correctement».

…et les petits fruits

Les experts s’entendent pour dire que les producteurs de bois d’œuvre et de petits fruits, comme la canneberge et le bleuet, sortent gagnants de la signature du PTP. L’industrie de la pêche pourrait également trouver des débouchés, alors que les Asiatiques «sont très amateurs de poissons», explique Russel Tremblay. Selon lui, il serait intéressant d’analyser si les fruits nord-côtiers comme l’airelle et la chicoutai pourraient intéresser des acheteurs parmi les pays signataires.


 (Photo : Le Nord-Côtier)

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