Oser l’ingénierie au féminin

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Par Karine Lachance
Oser l’ingénierie au féminin
Sophie Pelletier en 2016, alors qu'elle était étudiante en génie civil. (Photo : courtoisie)

La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Kathy Baig, s’est arrêtée à Sept-Îles le 11 avril dans le cadre de sa tournée provinciale annuelle. Elle en a profité pour rencontrer les membres de la profession, mais également pour faire le point sur la place des femmes dans ce métier.

Actuellement, la proportion de femmes qui exercent le métier d’ingénieur sur la Côte-Nord est de 17%. L’objectif canadien est d’augmenter ce ratio à 30% d’ici 2030. Un comité de travail a été formé et ils ont mis sur pied des actions concrètes permettant la promotion et la valorisation de la femme dans le domaine de l’ingénierie. Ils se sont également penchés sur les raisons pour lesquelles la gente féminine ne choisit pas cette voie.

«Les filles ne choisiraient pas le métier d’ingénieur parce qu’elles pensent que le côté humain n’est pas très présent, ce qui est pourtant faux. Le volet relationnel est là, mais en plus il a un véritable impact dans la profession», précise Mme Baig.

Une jeune femme chargée de projet

Sur la Côte-Nord, on dénombre un total de 97 femmes ingénieures.

La Septilienne Sophie Pelletier est de retour dans sa ville depuis le mois de janvier 2019. Elle est ingénieure junior pour la firme Axor Experts-Conseils et se promène sur les chantiers, où elle raconte ne ressentir aucune discrimination.

«Le côté émotif peut être vu négativement, mais je pense qu’il peut être très positif et peut équilibrer le milieu qui est davantage masculin. Je crois que c’est ce que j’apporte de différent dans mon milieu de travail, mon côté humain et mon écoute», raconte-t-elle.

Encourager les filles à suivre sa voie

Un projet d’ambassadrice a vu le jour et débutera dès septembre dans l’ensemble du Québec. Le but est de promouvoir le métier et d’encourager davantage de filles à s’inscrire dans ce champ d’études.

Sophie Pelletier songe à devenir une telle ambassadrice. Elle irait dans les écoles et les Cégep pour parler de son métier qu’elle adore et qui la stimule énormément.

«Je pense que c’est bien pour les filles d’avoir des modèles et leur montrer qu’elles n’ont aucune raison d’avoir peur d’aller dans ce domaine. C’est un métier de passion, rempli de défis, de plus en plus ouvert pour les femmes», affirme-t-elle.

Les personnes intéressées à devenir ambassadrices peuvent s’inscrire via le site www.placepourtoi.ca.

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