Olivier Martineau: Une authenticité rafraîchissante

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Par Éditions Nordiques
Olivier Martineau: Une authenticité rafraîchissante

Depuis sa participation au concours «En route vers mon premier gala»  en 2010, Olivier Martineau a visiblement réussi à se tailler une place de choix dans le milieu humoristique québécois. L’humoriste ayant depuis participé à de nombreux galas, en plus de lancer son premier one man show en 2015. Un spectacle qu’il s’apprête à présenter sur la Côte-Nord.

Dès le départ, Olivier Martineau s’est senti très bien accueilli par ses pairs. «Ça m’a pris un certain temps pour me considérer humoriste. C’est en 2012 que j’ai commencé à le faire, enchaîne-t-il. Je me suis alors mis à réellement vivre de ce métier. (…) J’ai eu à franchir beaucoup d’étapes avant d’en arriver à lancer mon premier one man show. Il faut créer du matériel, trouver son style. Il y a une méthode de travail qui s’installe. C’est un long processus.»

L’humoriste éprouve un réel sentiment de fierté à l’égard de son parcours dans ce milieu où la compétition est féroce. «Je suis très fier de ce que j’ai accompli et surtout de ne pas avoir abandonné. Ça n’a pas toujours été un fleuve tranquille. J’ai souvent nagé à contre-courant, confie-t-il. Quand je regarde le chemin parcouru, je me rends compte que je suis dans ce party depuis au moins 7 à 8 ans. Je n’ai pas vu le temps passé tellement j’ai du plaisir à exercer ce métier.»

Loin de se considérer assidu sur le plan de la création, il indique adopter une méthode de travail quelque peu archaïque. «Je prends surtout des notes vocales avec mon téléphone intelligent. Après un certain temps, je m’assois et je note tout. À un certain moment, j’ai eu à modifier ma manière de faire, car j’avais de la difficulté à mettre de l’ordre dans mes idées. C’était aussi très difficile pour les scripteurs de se retrouver. J’ai les idées qui s’enchaînent rapidement», lance-t-il.

Un feu roulant

Dans son spectacle, Olivier Martineau prend un malin plaisir à aborder divers sujets. «C’est du n’importe quoi, mais pas du n’importe comment. Je m’amuse à haïr certaines choses. Je ne le fais pas pour diviser les gens, insiste-t-il. Je tire à boulets rouges sur tout ce qui existe, y compris moi. Je gratte le vernis de la société. J’essaie de savoir comment elle fonctionne. Je me rends souvent compte que ça n’a pas toujours de  sens.»

Une sélection rigoureuse des sujets qui s’effectue très souvent en fonction de ses goûts personnels. «Pour moi, un sujet c’est comme quelqu’un qu’on essaie de séduire. Il faut une certaine attirance. Si ce n’est pas le cas, la rencontre peut devenir longue et ennuyeuse. Il m’est arrivé souvent d’apporter des changements à ce spectacle. Il y a des numéros qui n’ont pas survécu à l’épreuve du temps», précise-t-il.

Il offre une performance qui s’inscrit dans la plus pure tradition du «Stand Up». «Tout va vite. Il y a beaucoup de gags au pied carré, explique-t-il. Il faut aimer rire. On se rassemble autour de sujet commun. C’est de l’observation. Je ne tombe jamais dans la moralisation. C’est comme une belle grande soirée entre amis. C’est réfléchi, mais il y a un naturel. C’est fidèle à ce que je suis dans la vraie vie. Je suis un grand énervé.»

Sur la Côte-Nord, Olivier Martineau sera en spectacle le 9 septembre à la Salle-Jean-Marc-Dion de Sept-Îles, le 10 septembre au Centre des arts de Baie-Comeau, le 11 septembre à la Shed-à-Morue de Havre-Saint-Pierre et le 12 septembre au Café-théâtre Graffiti de Port-Cartier.

 

 

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