Nouveau souffle pour le Vieux-Poste de Sept-Îles

Après plus de cinq années d’inactivités, le Vieux-Poste de traite rouvre ses portes au public. Une importante cure de jouvence, qui s’est notamment traduite par des investissements de l’ordre de 1,5 million $, a été apportée à l’un des plus anciens sites historiques de Sept-Îles, qui témoigne des balbutiements des relations entre les Innus et non autochtones.

«C’est une journée spéciale, touchante, s’est exprimé d’entrée de jeu le pro-maire, Jean-François Martin. Ça traduit la volonté du milieu de développer un attrait touristique d’envergure, qui met en valeur l’authenticité et l’histoire de notre communauté.» Après plusieurs démarches de réouverture, la Ville de Sept-Îles, propriétaire du site, a mandaté le Musée régional de la Côte-Nord pour accoucher d’un projet structurant de mise en valeur du Vieux-Poste.

Visiblement ému lors de l’inauguration vendredi, le directeur général du musée, Christian Marcotte, a parlé d’un grand rêve qui se réalisait. «Ç’a été une grosse aventure, un projet de longue haleine, a-t-il exprimé. Merci à mon équipe et à mon bras droit dans ce projet, Steve Dubreuil.» La revitalisation a permis la réalisation de travaux de rénovation aux différents bâtiments, la réfection de toiture et la mise aux normes des systèmes électriques.

Développement économique Canada, Tourisme Québec et la Ville de Sept-Îles ont partagé la facture évaluée à 1,5 million $. «La reconstitution d’un poste de traite de fourrures du 19e siècle, à laquelle est associée la mise en valeur de la culture traditionnelle innue est de nature à attirer autant les croisiéristes internationaux que les amateurs d’histoire, mais aussi toutes les nouvelles clientèles à la recherche d’activités liées au tourisme culturel et de nature», a déclaré la députée de Duplessis, Lorraine Richard.

Relations avec les Innus
Les visiteurs pourront se plonger au cœur du 19e siècle grâce à des activités d’interprétation historique et de l’animation d’époque. Sous l’angle des interrelations entre Innus et Eurocanadiens, une exposition interactive permet de découvrir les différents aspects de la vie au quotidien dans un poste de traite des fourrures. Le comptoir de traite a été réaménagé et réapprovisionné en marchandises de toutes sortes.

Un campement innu a aussi été installé sur le site. «C’est une grande joie, s’est exclamé le chef de la communauté Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie. Ça fait partie de notre histoire, et je suis fier de rappeler que les Innus contribuaient déjà à l’économie locale, à cette époque.» La communauté autochtone a d’ailleurs été partenaire du projet dès le début.

Deux autres expositions sont aussi proposées au public : l’une portant sur l’archéologie et les différentes vocations du Vieux-Poste depuis son ouverture en 1967 et l’autre sur la richesse de la faune marine et aviaire de la baie. La réouverture du site historique du Vieux-Poste, situé au 101 boulevard des Montagnais à Uashat, permet l’embauche de neuf étudiants et d’une coordonnatrice.

PHOTO: Les partenaires du projet de revitalisation du Vieux-Poste, le directeur général du Musée régional de la Côte-Nord, Christian Marcotte, le chef de la communauté Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, la conseillère responsable de la culture à la Ville de Sept-Îles, Lorraine Dubuc-Johnson et l’anthropologue, Steve Dubreuil. (Photo : Le Nord-Côtier)

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