Mamu Ensemble Together utilise la musique comme outil de rapprochement interculturel

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Par Éric Martin
Mamu Ensemble Together utilise la musique comme outil de rapprochement interculturel
Les partenaires locaux de Mamu-Ensemble Together : Conseil de bande de Uashat mak Mani-Utenam, La Ville de Sept-Îles, les écoles Camille-Marcoux, Manikanetish, Tshishteshinu et Johnny Pilot et le Centre alpha LIRA de Sept-Îles.

Initié par la Boîte interculturelle, Mamu Ensemble Together consiste en la présentation de plus d’une dizaine d’activités échelonnées sur 16 jours, du 10 au 24 mars, entre Uashat mak Mani-Utenam et la Mauricie. Pour l’occasion, la population pourra interagir avec des musiciens autour du thème du  multiculturalisme et de la lutte contre le racisme.

Ce rendez-vous culturel réunira trois artistes soit Shauit, auteur-compositeur-interprète innu originaire de Mani-Utenam, Salif Sanou (Lasso), un artiste-chanteur et multi-instrumentiste du Burkina Faso et Saulo Olmedo Evans, un percussionniste et multi-instrumentiste originaire du Panama. Ils seront tous présents dans la collectivité pour ouvrir le dialogue.

Bien entendu, la musique servira de fil conducteur pour favoriser les échanges. « C’est par la musique que nous créons des ponts et des échanges riches entre les citoyens du monde », soulève la directrice exécutive et fondatrice de la Boîte interculturelle, Nathalie Lévesque qui travaille sur ce projet depuis 2018. Les rencontres entre les artistes et les citoyens se feront en milieu scolaire et communautaire.

Des acteurs locaux enthousiastes

En contact avec les nouveaux arrivants par ces fonctions au Centre alpha LIRA, Hélène Lejeune, reconnaît l’importance d’un tel projet. « Il faut créer des ponts entre les différentes cultures. L’art est un bon outil pour faire tomber ces barrières. Il faut apprendre de nos différences et surtout de nos ressemblances. Je nous souhaite d’autres projets du genre pour un mieux-vivre ensemble. », lance-t-elle.

Un sentiment également partagé par l’un des conseillers de ITUM, Kenny Régis. « La musique permet vraiment d’établir des liens. Elle n’a pas de frontière », estime-t-il. « Nous apprécions grandement cette collaboration. Je crois au bien-fondé de cette réunion de musiciens autochtones et non autochtones. Ceci favorisera le processus de rapprochement en cours. »

Parmi les partenaires du projet Mamu Ensemble Together, on retrouve aussi le coordonnateur du Musée Shaputuan, Lauréat Moreau. « On a toujours voulu créer des ponts. On n’a jamais abandonné. Le racisme ne date pas d’hier. Il découle de la peur de l’autre », lance-t-il.

La Boîte interculturelle s’est donné pour mission de créer des ponts entre les communautés en offrant des conditions favorables de création, d’autonomisation et de dialogue. Cet organisme culturel est un défenseur passionné de la richesse que le partage des expériences individuelles et collectives apporte. De là en découle une meilleure compréhension et appréciation des similitudes et des différences entre les communautés.

 

Programmation locale

On danse au Musée – 13 mars de 19 h à 21 h au Musée Shaputuan de Uashat – Avec la participation de danseurs des îles Wallis et Futuna, Côte-d’Ivoire et même un cours de pow wow.

Table ronde sous le thème La musique comme outil de dialogue – 15 mars au Musée Shaputuan de Uashat- En compagnie des musiciens-invités

 Concert et atelier avec l’École Camille-Marcoux, Tshishteshinu et Johnny Pilot – 19 mars – Avec musiciens-invités

Concert de fin de projet avec en première partie l’ensemble folklorique Tam ti delam – 20 mars à la salle Teueiakan de Mani-Utenam.

 

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