Main d’œuvre : le CISSS réorganise pour atténuer la pénurie

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Par Charlotte Paquet
Main d’œuvre : le CISSS réorganise pour atténuer la pénurie

En avril 2018, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord tenait un important sommet traitant de la pénurie de main-d’œuvre. Un an et demi plus tard, un forum réunissant près de 130 personnes s’est tenu le 26 novembre afin de dresser le bilan des réalisations et préparer la table à ce qui s’en vient à court et moyen terme.

Charlotte Paquet« On est partis des solutions du sommet. On est à près de 60 % des actions qui sont terminées ou en cours. On a travaillé sur les 40 % des actions qui ne sont pas débutées », a souligné la directrice des ressources humaines, communications et affaires juridiques, Christine Pelletier, en référence au rendez-vous de la semaine dernière.

Parmi les actions mises de l’avant à ce jour, Mme Pelletier note les capsules vidéo réalisées afin de donner la parole à des travailleurs de la santé et qui sont diffusées sur les réseaux sociaux. « Ça fait de belles capsules. On a montré les beautés de notre territoire. »

Les solutions pour contrer la pénurie de main-d’œuvre passent notamment par l’organisation du travail.

« On veut vraiment donner de l’oxygène à nos équipes avant l’été prochain. C’est clair, on a parlé beaucoup d’horaire de travail. Il faut aller s’asseoir avec les syndicats pour que les horaires soient plus faciles pour la conciliation travail-famille », a indiqué la directrice.

Selon elle, l’organisation du travail passe aussi par les bonnes personnes aux bonnes places et la révision des titres d’emploi. « On est en pénurie de préposés aux bénéficiaires. Donc, est-ce qu’on ne pourrait pas ajouter des aides de service », cite-t-elle en exemple, en soulignant que ces gens pourraient effectuer certaines des tâches dévolues aux préposés.

Des résultats probants

La pénurie de main-d’œuvre en santé et services sociaux sur la Côte-Nord s’explique par les difficultés de recrutement, mais encore plus par celles de rétention des nouveaux employés.

Or, le bilan de l’année 2019 est encourageant à ce chapitre. Selon les données transmises par Christine Pelletier, du 1er janvier au 26 octobre, 600 embauches ont été réalisées par le CISSS, contre 509 départs.

En 2018, il était plutôt question de 600 embauches et 601 départs. « Il y a presque 100 ressources qui sont demeurées dans l’organisation. On en est bien bien fiers », conclut-elle.

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