Ma vie rêvée de journaliste ou comment l’humour vient à la rescousse

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Par Laurence Dupin
Ma vie rêvée de journaliste ou comment l’humour vient à la rescousse

Le journalisme est le métier de rêve de toutes les personnes qui aiment sociabiliser et bien sûr… écrire. Mais il arrive parfois qu’il faille avoir un bon sens de l’humour face à des situations qui ne nous simplifient pas la tâche.

Je ne regretterai jamais d’avoir choisi ce métier. Je l’aime et je l’aimerai toujours. Pour quelqu’un qui aime les contacts et les rencontres, c’est le rêve éveillé. Rêve qui peut parfois tourner au cauchemar sans un bon sens de l’humour.

Je ne suis pas « un perdreau de l’année » dans ce métier et j’en ai vu un peu de toutes les couleurs et de tous les styles que ce soit aux Antilles, au Canada ou en France. Chaque pays, chaque région, chaque ville a ses particularités et ses ressemblances. Mais je n’aurais jamais imaginé que je serai un jour en train de sauter partout dans le bureau (à la grande stupeur de mes collègues) parce qu’après le confinement je pouvais à nouveau voir des gens en vrai ! Et tant que l’on ne me l’interdira pas, je continuerai à le faire.

La COVID par-ci, la COVID par-là. C’est tannant ! Oui oui, j’ai bien dit, c’est tannant. Même pour nous. Avec mes collègues, chaque semaine, nous cherchons le nombre de textes où nous avons réussi à ne pas en parler et cela ressemble un peu à chercher une aiguille dans une botte de foin. Malgré tout, il faut bien en rire, car il semble que nous ne soyons pas prêts d’en sortir et, franchement, il y a bien plus grave dans la vie.

Il nous arrive même en cette période de rencontrer des situations ubuesques surtout quand vous devez parler à des services de communications qui se trouvent à des centaines de kilomètres de là où vous travaillez. Ils vous promènent de service en service pour vous dire qu’en fin de compte ils n’ont pas d’information et qu’ils sont occupés et parfois sur un ton qui vous fait monter la moutarde au nez. Ce n’est pas grave, je range mon mauvais caractère de Française et je tente de prendre cela avec humour. Et, juste comme ça, même si je suis française d’origine, je ne suis pas la plus râleuse dans nos bureaux… Comme quoi, il faut se méfier des on-dit et des a priori… (et là je regrette de ne pas pouvoir vous dessiner un grand sourire ironique).

J’avoue que parfois nous nous demandons à quoi servent certains services de communication et surtout pourquoi, alors que nous obtenons les informations par d’autres voies, les services ne veulent pas confirmer… J’ai beau me creuser la cervelle, je ne comprends pas vraiment cette logique. On a envie de leur dire : « Hey, les gars ! L’information, on l’a, on veut juste la vérifier comme il se doit ». Ceci explique pourquoi, parfois, nous ne sortons pas l’information assez vite pour nos lecteurs.

Au-delà de cela, il y a aussi les personnes qui pensent que vous travaillez non-stop 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Il m’est arrivée en France qu’un commandant de gendarmerie me contacte à 4 heures du matin pour un gros accident. C’est normal cela fait partie du métier et c’est une urgence. Mais lorsqu’il s’agit d’un événement déjà passé et que la personne vous contacte un soir à 23h30… Heu, comment dire ? Nous avons aussi besoin de dormir de temps en temps (même si dormir est une perte de temps, c’est certain). Imaginez un peu ce que l’on pourrait faire si nous n’avions pas besoin de nous coucher !!!! Nous sommes disponibles quasiment tout le temps, mais nous ne pouvons pas être là tout le temps sinon nous finirions tous en version zombie. Je sais, je sais, Halloween approche, mais quand même !

Nous avons tous des affinités avec certains sujets plus que d’autres. Bizarrement, notre journaliste sportif ne souhaite pas me laisser couvrir le hockey. Ah bon ? Mais pourquoi ? Il faut dire que c’est vrai que le résultat pourrait être assez… original. Enfin ce ne serait pas pire que mes premiers articles sur le rugby.

Tout cela pour dire que la situation n’est pas toujours rose en ce moment, mais l’humour et le sourire viennent à bout de tout. Oui, oui, je vous assure, essayez, vous verrez. Comme le dit un magnifique poème Le don du sourire :« C’est un véritable antidote que la nature tient en réserve pour toutes les peines.  Et si l’on refuse le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez le votre ».

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