L’usine de bouletage de Pointe-Noire pourrait redémarrer dès l’automne

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Par Mathieu Morasse
L’usine de bouletage de Pointe-Noire pourrait redémarrer dès l’automne
Les installations de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire.

La compagnie Bedrock Industries veut redémarrer l’usine de bouletage de fer de Pointe-Noire cet automne. Environ 170 emplois directs seraient créés.

L’usine de bouletage avait été fermée par Cliffs Natural Resources en juin 2013. Elle a été acquise par la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) suite à la faillite de Cliffs survenue en 2014.

Selon Nicolas Lapierre, coordonnateur régional Côte-Nord du syndicat des Métallos, a annoncé lundi que Bedrock a signé une entente de principe de principe avec la SFPPN concernant l’achat et le redémarrage de l’usine.

«On a été approché par Bedrock Industries pour aller les rencontrer la semaine dernière, ce qu’on a fait. C’est là qu’ils nous ont annoncé la conclusion de l’entente de principe», explique-t-il.

Bedrock et les Métallos ont discuté de la possibilité de signer une nouvelle convention collective.

«On nous a parlé d’à peu près 170 employés pour opérer l’usine. C’est extraordinaire», s’exclame le représentant syndical.

«Si ça se confirme que ça va de l’avant, c’est une très bonne nouvelle. J’ai juste hâte d’entendre la SFPPN confirmer qu’ils ont quelque chose de signé», se réjouit le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Si tout se déroule comme prévu, une convention collective sera signée au plus tard en juin, les travaux de réfection de l’usine seront entrepris à l’été et l’usine redémarrera vers la fin de l’automne.

Facilitatrice

La SFPPN est une société en commandite créée en 2016 par le gouvernement, via Société du Plan Nord, pour acheter le chemin de fer Arnaud et les installations de Cliffs après sa faillite.

Elle avait lancé un appel de projets en février 2017 dans l’espoir de donner une seconde vie à l’usine de bouletage. Les discussions avec Bedrock se seraient déroulées sur les 18 derniers mois.

«C’est une retombée directe de la décision du gouvernement de faire l’acquisition de la Pointe-Noire. Aujourd’hui, n’importe quel joueur qui a des intentions, le gouvernement a un intérêt à voir se développer ces entreprises-là», souligne le maire Porlier.

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