Luc Noël briguera un nouveau mandat comme préfet de la Minganie

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Par Frédérick Jolicoeur Tétreault
Luc Noël briguera un nouveau mandat comme préfet de la Minganie
Luc Noël.

Après avoir passé les quatre dernières années en tant que préfet de la MRC de Minganie, Luc Noël confirme son intention de déposer sa candidature pour un autre mandat. Élu par acclamation il y a quatre ans, il pourrait toutefois avoir un adversaire cette année.

En 2013, lors des dernières élections municipales, Luc Noël avait été élu par acclamation faute d’adversaire. Cette année, il pourrait devoir attendre les résultats du suffrage universel, puisqu’un nouveau candidat semble démontrer de l’intérêt pour son poste. Il se dit prêt à faire face à la situation.

«Peu importe si quelqu’un se présente ou non, moi je vais continuer à me battre pour garder le poste et travailler pour la MRC et les gens de la Minganie», dit M. Noël.

Les candidats intéressés auront du 22 septembre au 6 octobre pour déposer une candidature officielle.

Réalisations

Durant son dernier mandat, l’ancien président de la Commission scolaire de la Moyenne-Côte-Nord a pu travailler sur plusieurs dossiers, en plus de contribuer à l’aboutissement de certains projets. «On a réglé le fameux projet du complexe aquatique, on a travaillé sur la question de l’internet haute vitesse, de l’employabilité des Nord-Côtiers et des entreprises nord-côtières sur des projets comme celui de la Romaine, sur le transport collectif, etc.», énumère celui qui prévoit publier un bilan officiel dans les prochaines semaines.

Le préfet Noël compare son rôle à celui d’un député. «En étant qu’élu par suffrage universel, le préfet agit à titre de député pour la région. Le préfet sert également de modérateur dans son travail avec les maires, pour trouver des positions et des orientations communes pour l’ensemble de la MRC. Le préfet se veut la voix des maires, mais aussi celle des citoyens», explique-t-il.

Défis

Luc Noël dit connaître les défis qui se dresseront devant la région dans les années à venir. «Notre principal défi est celui de la démographie. Sinon, il y a aussi toute la question du transport et celle de la culture entrepreneuriale. En raison de la grandeur du territoire et du petit nombre d’habitants, il devient difficile d’avoir une structure industrielle diversifiée et assez forte pour que l’on soit moins perdant lorsqu’il y a des crises économiques comme celle que l’on vit actuellement».

Il déplore également l’exode des directions régionales et gouvernementales de son milieu. «On devient subordonné à d’autres régions. Il y a un manque de connaissances fines du développement de notre territoire. Ça nous empêche aussi d’attirer plus de professionnels qui pourraient venir s’installer dans la région», plaide-t-il.

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