L’œuvre «Saint-Laurent mon amour» de Monique Durand récompensée

Photo de Jean-Christophe Beaulieu
Par Jean-Christophe Beaulieu
L’œuvre «Saint-Laurent mon amour» de Monique Durand récompensée
Monique Durand, récipiendaire du Prix du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

Monique Durand aura charmé le jury du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) avec son œuvre «Saint-Laurent mon amour». Ode au territoire, le plus récent livre de la Septilienne d’adoption est une véritable déclaration d’amour au fleuve et aux personnes qui habitent ses rives.

Née à Montréal, Mme Durand vit depuis quelques années à Sept-Îles. Écrivaine, journaliste, réalisatrice, conférencière et globe-trotter, elle publie un premier recueil de nouvelles, Eaux, en 1999. Elle s’est jointe depuis au Groupe de recherche sur l’écriture nord-côtière (GRÉNOC) en tant que chercheure associée.

Dimanche, elle s’est vu remettre le prestigieux Prix du Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour l’œuvre de l’année sur la Côte-Nord. C’est son ouvrage «Saint-Laurent mon amour» qui aura charmé le jury.

«Les membres du comité de sélection ont arrêté leur choix sur cette œuvre de Monique Durand, qui est ancrée sur une connaissance approfondie de la région nord-côtière tout en gardant une perspective globale sur le monde. À la fois poétique et informative, son écriture transporte le lecteur et témoigne d’une pensée claire et profonde», a fait valoir le comité de sélection du CALQ.

Ouverture sur de grands horizons

«Saint-Laurent mon amour», c’est d’abord un hommage à la région. Œuvre non linéaire, on y retrouve plusieurs types d’écrits.

«C’est une sorte de fresque qui mêle toute sorte de textes, dont certains qui sont très personnels et où je parle de mon lien avec le fleuve, d’autres où je fais le portrait de riverais des deux côtés», explique Monique Durand.

«Il y a des textes à saveur historique aussi. Évidemment ce sont des écrits qui ouvrent sur le grand large. Le fleuve nous mène à Anticosti, à Terre-Neuve même et plus loin encore jusqu’à la côte bretonne, où je raconte l’histoire des Acadiens qui se sont installés sur la petite île de Belle-Île-en-Mer», poursuit-elle.

L’auteure raconte avoir toujours eu un cœur d’aventurière, ce qui l’a poussée à vouloir découvrir de long en large son pays, le Québec.

«J’ai toujours eu envie d’être au bord du fleuve, de l’avoir sous ma fenêtre. Assez curieusement, c’est Montréal qui m’a formé ainsi. Quand j’étais toute jeune, mon père nous amenait pique-niquer au port de la ville pour que l’on puisse voir les bateaux, l’eau, le fleuve. C’est peut-être là que j’ai pris le goût des départs et des voyages».

Et de deux

Monique Durand se dit honorée de recevoir le Prix du Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour l’œuvre de l’année sur la Côte-Nord. Il lui avait aussi été décerné en 2016 pour «Le petit caillou de la mémoire».

«Je me trouve infiniment privilégiée d’avoir remporté ces honneurs par deux fois. Il s’agit en l’occurrence de la plus importante et la plus prestigieuse récompense accordée à un artiste sur la Côte-Nord et je me sens extrêmement privilégiée que ce livre ait été apprécié par un jury du CALQ. Merci!», déclare-t-elle, en profitant pour saluer le travail de Culture Côte-Nord qui l’a supporté dans la présentation de son dossier.

Partager cet article