L’OBV Duplessis veut faire le portrait de la Basse-Côte-Nord

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Par Mathieu Morasse
L’OBV Duplessis veut faire le portrait de la Basse-Côte-Nord
La Basse-Côte-Nord compte d'innombrables lacs et cours d'eau répartis dans 39 bassins versants. (Photo : Mathieu Barsa / OBV Duplessis)

L’organisme de bassins versants Duplessis (OBVD) veut entamer le portrait des 39 bassins versants de la Basse-Côte-Nord afin de les ajouter à son plan directeur de l’eau. Une première tournée de dix jours vient d’être complétée pour établir les priorités.

L’étendue des activités de l’OBVD en Basse-Côte-Nord est rendue possible par la hausse importante de son financement par le gouvernement provincial.

La première étape de l’organisme sera d’établir des fiches-portraits des bassins versants. Chaque fiche-portrait vise à décrire les caractéristiques physiques, économiques et sociales du territoire susceptibles d’avoir un impact sur la ressource hydrique.

Ces informations sont ensuite utilisées pour mettre à jour le plan directeur de l’eau (PDE), un plan de gestion de l’eau par bassin versant.

Prioriser

La Basse-Côte-Nord étant très grande, le travail devrait s’étendre sur plusieurs années, d’autant plus que l’OBVD continue ses travaux sur le reste du territoire en parallèle.

«Ils ont 39 bassins versants, c’est vraiment beaucoup de travail. On ne pourra pas faire 39 fiches dans l’année. Donc l’idée était de prioriser avec eux les bassins versants qui leur semblent plus importants pour qu’on fasse une fiche-portrait.»

Au cours de leur tournée, Aurélie Le Hénaff, directrice générale de l’OBVD, et Mathieu Marsa, chargé de projet, ont fait la Route Blanche aller-retour pour rencontrer les gens des municipalités et des communautés autochtones. Une dizaine de bassins versants à prioriser sont ressortis des consultations.

«C’est principalement les bassins versants où il y a des populations, dont les rivières Saint-Augustin, Saint-Paul, Olomane et Gros-Mécatina, un vraiment gros bassin», note Mme Le Hénaff.

Deux principaux enjeux sont également ressortis de leur séjour en motoneige, à savoir l’érosion côtière et l’accès à l’eau potable.

Collaboration locale

L’OBVD pourrait bénéficier d’une collaboration intéressante dans sa mission en Basse-Côte-Nord. En effet, l’Association des Coasters se serait montrée intéressée à participer activement aux démarches.

«Ils sont vraiment très moteurs dans le développement de la Basse-Côte-Nord. Ils veulent que ce soit des gens de là-bas qui aient l’expertise. C’est très bien comme ça, on pourrait les aider à monter des projets en environnement et faire des demandes de subventions avec eux», se réjouit Aurélie Le Hénaff, en rappelant toutefois que l’ensemble de la démarche est encore embryonnaire.

La mise à jour du site web de l’OBVD et sa traduction en anglais font également partie des projets de l’organisme sans but lucratif.

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