Les travailleuses de la Romaine rectifient les faits

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Par Fanny Lévesque

Une douzaine de travailleuses du complexe hydroélectrique de la Romaine ont nié les propos tenus en commission parlementaire sur le projet de loi 33 par la représentante du Comité ad hoc pour la défense des droits des femmes dans la construction, Sylvie Derapse, qui affirmait que des femmes auraient été agressées à la Romaine et que d’autres craindraient pour leur sécurité, mercredi dans le cadre d’une conférence de presse à Havre-Saint-Pierre.

Représentant différentes centrales syndicales, les ouvrières ont, tour à tour, témoigné de leurs expériences personnelles sur les chantiers. «J’ai travaillé à la Rupert, ça fait deux ans que je suis à Romaine, je n’ai jamais été victime de harcèlement ou de discrimination, au contraire les autres travailleurs et les syndicats m’ont plutôt encouragée à devenir qui je suis maintenant», a expliqué une arpenteuse, Vicky Deroy, membre de la CSN.

«Je n’ai jamais subi de menaces, peut-être quelques mots avec certains, mais ces gens-là avaient des problèmes avec tout le monde», a raconté Chantal Boudreault, magasinière. «C’est sûr que c’est un milieu d’hommes, ce n’est pas toujours facile, mais il faut faire sa place, comme ailleurs.»

Les travailleuses ont également affirmé ne pas connaître Mme Derapse et ne pas avoir été consultées par celles-ci. «On a appris ça à la télé, c’est pas correct», a rajouté Mme Boudreault. Quelque 236 femmes travaillent à la Romaine.

Une douzaine de femmes du chantier la Romaine ont pris la parole publiquement, mercredi à Havre-Saint-Pierre.

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