Les sœurs Whittom choisissent la voie de l’acceptation

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Par Karine Lachance
Les sœurs Whittom choisissent la voie de l’acceptation
Ce n'est certainement pas la maladie qui empêchera Andréanne et Joanie de faire du sport et de profiter de la vie. (Photo : courtoisie)

Eh oui! Malgré que le diabète de type 1 n’est pas considéré comme une maladie héréditaire, les deux sœurs Andréanne et Joanie Whittom en sont atteintes. Elles ont choisi de voir cette situation avec un brin d’humour, une dose de discipline, mais avant tout, comme un défi stimulant qu’elles sont capables de relever.

Andréanne est la sœur aînée de Joanie. Elles sont toutes deux des jeunes femmes sportives qui ont performé, particulièrement en volleyball. Elles ont d’ailleurs eu la chance de jouer ensemble pour le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Les septiliennes croient que le sport leur a permis de développer des habiletés, des forces et des habitudes qui les aident à présent dans leur quotidien de diabétiques de type 1.

« Le sport m’a permis de développer ma discipline, de relever des défis, d’accepter les défaites. Le sport c’est tellement l’école de la vie, qui nous aide à accepter notre quotidien», partage Joanie.

Bien entendu le diabète de type 1 est une maladie très grave, dont il est impossible d’en guérir. Andréanne a reçu son diagnostic alors qu’elle était âgée de 14 ans. Elle se promène toujours avec sa pompe à insuline, cachée discrètement sous ses vêtements de jeune femme d’affaire.

Plusieurs heures sont consacrées quotidiennement à la gestion de sa maladie.
«Le diabète c’est énormément de temps. J’ai une pompe à injection en tout temps sur moi, sans compter la prise de glycémie, la préparation des collations et des repas. Il faut penser à tout et c’est encore pire lorsqu’on sort de la maison», partage Andréanne, aujourd’hui âgée de 29 ans.

Pour Joanie, c’est une toute autre réalité. Elle vient à peine de savoir qu’elle a la même maladie que sa sœur et, qu’à son tour elle devra s’adpter à cette nouvelle vie.

Quoi manger? Quoi ne pas manger? Quand manger? Comment reconnaître une hypoglycémie? Comment reconnaître une hyperglycémie? Autant de questions auxquelles elle seule pourra trouver les réponses, car la maladie diffère d’un humain à l’autre. Joanie pourra tout de même compter sur les 15 années d’expérience de sa grande sœur.

Méchant hasard!
Le diabète de type 1 n’étant pourtant pas une maladie héréditaire, le hasard a fait que les deux sœurs en sont maintenant atteintes.

«On va aller s’acheter un billet de 6/49 c’est certain, deux sœurs diabétiques ça mérite un billet de loto», lancent à la blague les deux complices.

Pas le temps de jouer à la victime
Joanie et Andréanne ne perdent pas de leur précieux temps à s’apitoyer sur leur sort. Elles sont proactives, positives et essaient même des nouvelles méthodes technologiques. La cadette peut même suivre son taux de glycémie sur une application qu’elle a installée dans son cellulaire.

Tout le monde vit des épreuves, tout le monde est touché de près ou de loin par la maladie, et tout le monde a le pouvoir de choisir l’attitude à adopter pour faire face à une situation. Andréanne et Joanie ont, quant à elles, choisi la voie de l’acceptation.

«J’ai ma sœur qui connaît ça comme le fond de sa poche, mon chum est compréhensif et aime ça apprendre, mes amies sont à l’écoute et posent des questions, mes collègues sont là pour moi, je suis vraiment choyée», reconnaît Joanie, qui se rend compte qu’elle doit surtout travailler sur son organisation personnelle.

Un blog
Avec une amie septilienne, Vanessa Blais, qui vit également avec le diabète, Andréanne a décidé de démarrer un blog afin de partager leur quotidien, mais également de fournir des références aux personnes intéressées.

«Du positif dans le diagnostic de ma sœur, c’est que j’ai une nouvelle chroniqueuse pour mon blog», rigole Andréanne.

Les personnes intéressées peuvent visiter leur page Facebook Les chroniques diabétiques. On y retrouve des citations permettant de dédramatiser le quotidien, mais également de l’information pertinente au sujet de la maladie.

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