Les signalements en forte hausse à la DPJ

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Par Steeve Paradis
Les signalements en forte hausse à la DPJ
La DPJ de la Côte-Nord rapporte une hausse de 15,1 % des signalements traités en 2019-2020, pour un total de 4 076. Photo iStock

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) vient de dévoiler ses statistiques de l’année 2019-2020, marquée par une hausse significative des signalements. Comme l’année se termine fin mars pour l’organisme, il faudra attendre à l’an prochain pour voir les impacts du confinement et de la pandémie de COVID-19 sur les signalements.

Dans l’ensemble de la province, on rapporte 118 316 signalements, une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Sur la Côte-Nord, l’augmentation est encore plus sentie, à 15,1 % (4 076 signalements).

Impossible toutefois d’avoir une explication sur cette hausse, car le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord assure qu’il ne lui est pas possible de convoquer une conférence de presse ou d’accorder des entrevues sur ces chiffres.

Un bilan régional devrait avoir lieu ultérieurement dès que la situation le permettra, déclare-t-on. « C’est une situation exceptionnelle dans notre région pour cette année », a soutenu l’un des conseillers en communication du CISSS, Pascal Paradis.

Pour poursuivre dans les statistiques, signalons que 25,9 % des signalements faits à la DPJ de la Côte-Nord ont été retenus, un chiffre beaucoup plus bas que les 36,8 % de signalements retenus au Québec.

Autre volet où les chiffres diffèrent entre la région et la province, celui des enfants dont la situation est prise en charge par la DPJ et qui sont demeurés « dans leur milieu familial ou chez des tiers significatifs ». Ce pourcentage est de 64,7 % au Québec et de 73,7 % sur la Côte-Nord.

Sur la Côte-Nord, 190 adolescents ont reçu des services en lien avec la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, qui cherche à favoriser la réadaptation et la réinsertion sociale des ados et la réparation des dommages causés à la victime et à la collectivité, en baisse de 8,2 %. Au Québec, la diminution est de l’ordre de 8,5 %.

Selon le communiqué de la DPJ régionale, les quatre principales causes de signalements retenus sur la Côte-Nord sont la négligence (27,6 %), le risque sérieux de négligence liée à la toxicomanie, à la santé mentale ou à l’instabilité (19,6 %), le mauvais traitement psychologique (17,3 %) et les abus physiques (16,7 %).

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