Les sculptures «rouillées» du parc Ferland seront exposées aux voyageurs internationaux

Les sculptures «rouillées» du parc Ferland seront exposées aux voyageurs internationaux

Des oeuvres de l'artiste Jean-Pierre Synnott au Port de Sept-Îles.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

C’est le premier pas vers une notoriété internationale pour les sculptures de M. Synnott, artiste local bien connu pour ses œuvres visibles dans un sentier du parc Ferland. Le Port de Sept-Îles en a fait l’acquisition en vue d’une exposition permanente.

Le Port de Sept-Îles et l’artiste Jean-Pierre Synnott, connu pour ses sculptures de métal oxydé, annoncent un partenariat majeur. L’artiste vient en effet de vendre 17 de ses œuvres au Port et elles sont désormais exposées directement sur le terminal Mgr-Blanche. La «transaction» arrive juste à temps pour la saison des croisières.

Une notoriété internationale

Les sculptures de M. Synnott pourraient bien devenir une marque de commerce de Sept-Îles, au même titre que la tente jaune ou que l’Homme de fer. C’est ce qu’estime Pierre D. Gagnon, PDG du Port de Sept-Îles.

«Ça représente bien les Nord-Côtiers, parce qu’il faut être fait fort pour vivre ici. Ses œuvres sont robustes et vont résister à l’épreuve du temps», constate-t-il, se disant très fier du partenariat. «L’imaginaire de cet homme m’impressionne à un plus haut point. D’amener ainsi de la vie à des rebus, je le considère comme un génie créateur», poursuit-il.

En acquérant une partie des œuvres de l’artiste, l’organisation portuaire a l’intention de leur fournir une vitrine internationale. Il est même question de créer une exposition permanente.

«C’est le premier pas vers une notoriété internationale, selon nous. On regarde actuellement avec le Musée régional et la Ville de Sept-Îles comment mettre davantage les sculptures en valeur», explique M. Gagnon.

Traverser le temps

Jean-Pierre Synnott se dit fort heureux de ce nouveau partenariat.

«Les gens me demandaient toujours : pourquoi il n’y a personne qui t’approche pour valoriser ce que tu fais ? Mais finalement, c’est le Port qui fait le premier pas. J’en suis énormément reconnaissant. Ça faisait plusieurs années que c’était dans ma cour et que ça ne bougeait pas. On me donne aujourd’hui l’opportunité de sortir des sentiers battus», affirme-t-il.

Lorsqu’il a commencé à concevoir ses sculptures, il y a déjà 20 ans, Jean-Pierre Synnott avoue qu’il n’avait qu’une idée en tête.

«J’ai encore le même objectif. Je suis à la recherche de la pièce qui va se démarquer et traverser le temps. Je ne serai plus là pour le voir, mais il y sûrement une œuvre à travers tout ce que je fais qui va sortir du lot et survivre», espère l’artiste,  se disant agréablement surpris de la tournure des évènements.

«Jamais un jour je n’aurais pu penser qu’un petit gars de la rive sud exposerait sur un quai majeur à Sept-Îles! La vie nous réserve bien des surprises».