Les policiers de la SPUM s’impatientent

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Par Mathieu Morasse
Les policiers de la SPUM s’impatientent
Les policiers de la SPUM sont sans contrat de travail depuis le 1er juillet 2018. (Photo : Le Nord-Côtier)

Sans contrat de travail depuis le 1er juillet 2018, les policiers de la Sécurité publique Uashat mak Mani-Utenam (SPUM) ont manifesté deux fois mercredi devant les bureaux du conseil de bande (ITUM) pour leur demander de revenir s’asseoir à la table des négociations.

Pascal Bérubé, président du syndicat de la SPUM (SCFP 51247), explique que les négociations sont au point mort.

«On a eu seulement une rencontre [en décembre] avec l’employeur où on a pu déposer nos demandes. On n’a aucun retour de leur part, aucune contre-offre, rien du tout», déplore-t-il.

Les policiers de la SPUM déplorent notamment qu’ils ont un salaire moindre que les autres corps policiers de communautés au Québec. (Photo : Facebook Soutien à la police autochtone du Québec / Support first nation police Qc) 

Jean Morin, directeur des communications à ITUM, annonce qu’une séance de conciliation est prévue à la fin du mois d’avril.

Les policiers demandent un rattrapage salarial avec leurs confrères des autres communautés autochtones de la province.

«Par exemple, Lac Simon sont 30% supérieurs à nous, et Wendake, c’est 25%. À Akwesasne, les sergents gagent le double. On est le seul corps de police au pays où les enquêteurs sont moins payés que les patrouilleurs. C’est inacceptable», s’indigne Pascal Bérubé.

Jean Morin confirme que la parité avec la Sûreté du Québec représenterait une augmentation de l’enveloppe salariale de plus de 30%.

«Or, les salaires qu’on verse sont en fonction des enveloppes de financement qu’on reçoit des deux paliers de gouvernements. On est sous-financé. Ça fait plusieurs années qu’on fait des représentations aux gouvernements à cet effet», explique-t-il.

Roulement de personnel

Le représentant syndical souligne que la situation incite beaucoup de policiers à quitter pour de meilleurs cieux. Résultat, le roulement de personnel est grand et beaucoup d’agents ont moins d’un an d’expérience.

«Déjà que c’est difficile de garder des gens en région. Si on pouvait au moins leur offrir un salaire décent et comparable, la rétention serait possiblement meilleure», plaide-t-il.

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