Les officiers du Bella-Desgagnés en grève

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Par Fanny Lévesque
Les officiers du Bella-Desgagnés en grève

Les officiers de navigation de la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord ont déclenché lundi à 23h59 une grève légale pour une durée indéterminée.

Durant l’arrêt, la douzaine d’officiers maintiendront les services essentiels convenus avec le Tribunal administratif du travail. Les passagers qui ont un rendez-vous médical prescrit par un médecin, ainsi que leur accompagnateur, seront ainsi acceptés à bord. Le Syndicat des Métallos s’est aussi engagé à fournir le personnel nécessaire pour faire face à une situation d’urgence.

Parmi les services essentiels, le bateau assurera une desserte au départ de Rimouski vers Port-Meunier, La Romaine, Harrington Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière et Saint-Augustin. Pour les semaines du 6 et 20 juin, la totalité des marchandises sera livrée dans les localités de Port-Meunier, La Romaine, Harrington Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière, Saint-Augustin et Blanc-Sablon.

Un nouvel horaire sera établi par l’employeur en raison de la modification de l’itinéraire.

Les marchandises livrées, sous réserve de la clause d’urgence, seront notamment les denrées alimentaires, les médicaments et les fournitures médicales, les véhicules d’urgence et les produits et pièces en lien avec l’assainissement de l’eau potable. Les conteneurs chargés à Sept-Îles le seront une semaine sur deux et les résidents de Blanc-Sablon seront desservis aux deux semaines.

Les produits de la mer en provenance des communautés de la Basse-Côte-Nord ne pourront être livrés.

Nomination d’un conciliateur

Le Syndicat des Métallos réclame que ses membres soient payés pour chacune des heures travaillées «ce que refuse l’employeur, le Relais Nordik, qui s’obstine à fonctionner avec un forfait journalier», déplore le syndicat. Selon le représentant, Gordon Ringuette, l’entrée en fonction du nouveau navire nécessite «beaucoup plus d’heures de travail».

La ministre responsable du travail, Dominique Vien, a nommé lundi, sans demande officielle, un conciliateur «afin d’aider les parties en négociation» et a demandé un rapport quotidien «pour évaluer en temps réel la progression des négociations». Dans un communiqué, la ministre a dit vouloir s’assurer «que ce conflit qui touche toute la population de la Basse-Côte-Nord n’entraîne pas de graves conséquences».

Pour sa part, l’employeur a confirmé qu’il se «conformera» à la décision du Tribunal administratif. «Relais Nordik est sincèrement désolée des inconvénients découlant de cette situation et continuera d’informer sa clientèle au fur et à mesure des développements», a indiqué l’entreprise.

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