Les Nord-Côtiers s’impliquent au Parlement jeunesse du Québec

Photo de Mathieu Morasse
Par Mathieu Morasse
Les Nord-Côtiers s’impliquent au Parlement jeunesse du Québec
Sandrine Jouis s'adresse aux députés du Parlement jeunesse du Québec.

Pas moins de cinq Nord-Côtiers, dont trois Innues, participeront au 69e Parlement jeunesse du Québec du 26 au 30 décembre à Québec. Sandrine Jouis, qui en sera à sa cinquième participation, sera chef de file de la délégation nord-côtière.

Le Parlement jeunesse du Québec est une simulation parlementaire et journalistique destinée aux jeunes de 18 à 25 ans. L’événement se déroule à Québec, dans la salle même de l’Assemblée nationale.

La simulation est non partisane. Chaque député est donc libre d’exprimer ses propres opinions sans égard à la fonction qu’il occupe. Le journal La Colline couvre les travaux parlementaires et publie un journal vidéo et un journal papier chaque jour de la simulation.

Cette année, les quatre projets de loi à l’étude porteront sur la procréation assistée, sur le transport durable, sur la justice algorithmique (i.e. par ordinateur) ainsi que sur le statut de l’artiste.

Une partie des débats sera télédiffusés en direct sur le Canal de l’Assemblée nationale le 26 décembre de 16h15 à 18h25 et le 28 décembre de 10h à 12h50.

Les journaux de La Colline, les projets de lois et maintes informations supplémentaires sont accessibles sur le site web du PJQ.

Sandrine Jouis

Sandrine Jouis, 25 ans, sera la leader de l’opposition. Elle siègera au Salon Bleu pour une troisième fois après avoir œuvré deux années au journal La Colline. Elle a aussi participé au Parlement jeunesse Wallonie-Bruxelles en 2016.

La Septilienne d’origine termine actuellement une maîtrise en aménagement du territoire et développement régional à l’Université Laval. Elle est bachelière en sciences politiques.

Elle travaille depuis peu à Victoriaville en développement régional dans le domaine de l’agriculture.

«La réalité régionale est différente de la réalité urbaine et c’est enrichissant pour tout le monde de pouvoir réaliser ça», estime-t-elle.

Daisy Bellefleur

Daisy Bellefleur, 22 ans, vient de la communauté innue de Nutashkuan. Elle étudie au certificat en études autochtones à l’Université Laval. Elle a préalablement complété son DEC en sciences humaines, profil Première Nations, à l’Institution Kiuna, le seul Cégep autochtone au Québec.

L’an dernier, elle a relevé le défi de siéger comme députée à l’invitation de sa sœur.

«J’aime la politique, car à Kiuna, on parlait beaucoup d’enjeux autochtones, et c’était toujours relié à la politique», confie-t-elle.

Cette année, à titre de directrice de session, elle sera en charge de la logistique et du bon déroulement de la simulation pendant la durée de l’événement.

Guyanne Labbé

Guyanne Labbé, 19 ans, est originaire de Uashat mak Mani-Utenam. Elle fait son baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal.

L’an dernier, un de ses amis l’a convaincue de s’inscrire au Parlement jeunesse du Québec.

«Lors des repas, on venait souvent nous parler [les autochtones] pour en savoir plus», raconte-t-elle.

Elle y retourne cette année pour le plaisir de rencontrer des gens et de débattre de divers sujets. Elle occupera le poste de critique de motion.

Janika Michel

Janika Michel, 21 ans, en sera à sa première participation. L’Innue de Uashat mak Mani-Utenam complète présentement son secondaire 5.

Tout comme son amie Guyanne Labbé, elle a bien hâte de partager les visions et les réalités de la Côte-Nord et des communautés innues.

«Je veux aller chercher de l’expérience au Parlement jeunesse pour peut-être un jour réaliser notre propre parlement Innu», ambitionne-t-elle.

James Boudreau

James Boudreau, 20 ans, est originaire de Havre-Saint-Pierre. Il étudie en sciences humaines au Cégep de Sept-Îles et entamera les sciences politiques à l’Université Laval cet hiver.

Il est aussi président de l’Association générale des étudiants du Cégep de Sept-Îles (AGECSI).

Il en sera à sa première expérience au Parlement Jeunesse du Québec. Il veut s’y immerger pour mieux comprendre la politique et aider les jeunes à s’y intéresser.

«Je veux transmettre mon expérience à mes amis, leur faire comprendre la politique.»

Partager cet article