« Les jeunes ont besoin de leur sport » — Dr Pierre Gosselin

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Par Sylvain Turcotte
« Les jeunes ont besoin de leur sport » — Dr Pierre Gosselin
Président de l’Association des médecins omnipraticiens de la Côte-Nord et impliqué dans la communauté sportive, Pierre Gosselin garde espoir pour un retour aux sports organisés peu de temps après la semaine de relâche. (Photo : Courtoisie )

Ils sont nombreux à demander, haut et fort, le retour à la pratique du sport organisé. Ils sont de différentes sphères; de fédérations sportives, du milieu de la santé, de l’éducation. La liste de ceux et celles qui implorent la Santé publique est longue. Pierre Gosselin est un de ceux-là. Il est médecin de famille à Port-Cartier, président de l’Association des médecins omnipraticiens de la Côte-Nord, mais aussi impliqué dans la communauté sportive de la région, notamment comme président du Club de natation les Cachalots de Port-Cartier.

« Les jeunes ont besoin de leur sport, d’activités organisées. C’est un sentiment d’appartenance pour eux, mais qui s’effrite présentement », soutient M. Gosselin.

Même si la Côte-Nord a été plus épargnée, « on a été chanceux de pouvoir faire du sport jusqu’à Noël », c’est le sentiment d’être en gang et ses autres bienfaits qui sont délaissés depuis. « Le sport a des effets positifs sur la concentration à l’école, l’anxiété et la mise en forme. C’est aussi une partie sociale », indique-t-il. « Mes jeunes trouvent ça dur à la maison, les autres aussi ».

Le médecin de famille admet que le portrait de la COVID peut être fragile, notamment en raison du spectre des variants, mais il rappelle que la situation sur la Côte-Nord est « sous contrôle. Il n’y a pratiquement pas de cas au quotidien ».

« La région est tributaire de ce qui se passe ailleurs. C’est vu comme ça », avance-t-il. Il considère le dernier déconfinement comme timide. « La semaine de relâche donne de l’oxygène pour les familles, mais pas pour les clubs sportifs ». « On est comme en octobre et novembre, on aurait pu reprendre le sport », soulève-t-il.

En plus de se baser sur le portrait des cas dans la région, M. Gosselin s’appuie sur les protocoles très stricts et sécuritaires mis en place par les différentes fédérations sportives. Selon ce qu’il entend, le gouvernement ne voudrait pas déconfiner le sport sans pouvoir le faire pour l’ensemble. « La problématique évoquée, c’est le «avant» et le «après». Ça semble titiller la Santé publique », évoque-t-il.

Pierre Gosselin s’inquiète aussi pour la suite des choses, craignant le décrochage. Le président du Club de natation des Cachalots garde informés les parents des jeunes. Il mentionne que la Ville de Port-Cartier a mis à l’horaire des bains en longueur à la fin des classes pour les 12-17 ans, qui peuvent ainsi s’entraîner en fonction de ce que leur achemine leur entraîneur. « Au moins ils sont dans l’eau et ils bougent ».

Selon lui, le retour au sport organisé pourrait se faire après la mi-mars, le temps de la semaine de relâche et d’un deux semaines de plus question de voir s’il y aura une flambée des cas et pour la situation des variants du virus.

« On garde espoir! »

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Monique Beaulieu
Monique Beaulieu
1 jour

Bravo Pierre, tu exprimes mes pensées, nos jeunes ont besoin de bouger et on leur enlève leur besoin de dépenser leur énergie…. je me demande à quoi nos dirigeants pensent.