Les intervenantes en petite enfance font entendre leurs voix

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Par Laurence Dupin
Les intervenantes en petite enfance font entendre leurs voix
La quarantaine d'intervenantes que compte Sept-Îles était réunie près des galeries Montagnaises.

Les intervenantes à la petite enfance étaient réunies ce matin, mardi 15 septembre, près des galeries Montagnaises, derrière le Maxi, pour faire part de leur mécontentement face aux négociations qui n’ont abouti à rien en ce qui concerne leur rémunération.

Il manque de nombreuses places pour accueillir tous les enfants et cela risque de ne pas s’arranger si les salaires et le métier en général ne sont pas revalorisés. Sur les 105 intervenantes qui accueillaient des enfants l’année dernière, seules 35 sont encore en activité selon les chiffres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ).

En raison de la COVID-19, le métier s’est aussi complexifié. Toutes les intervenantes présentes sont d’accord pour dire que « cela devient compliqué, on n’arrête pas de nous donner de nouvelles directives par rapport au virus et à ce qu’il faut faire ».

Des négociations ont eu lieu avec le gouvernement le tarif est donc passé de 7 dollars à 8,25 mais 1,25 dollar est retenu sur ce qu’elles touchent au final. Donc le tarif a augmenté pour les parents pas pour les intervenantes. Sylvie Boisclair, présidente de l’ADIM Côte-Nord, confie « nous n’avons donc pas d’augmentation. Ce qui nous est proposé est inacceptable, nous voulons être payés même prix qu’une éducatrice non formée qui commence dans un CPE soit 16,45 de l’heure. En plus le gouvernement part sur une base de 50 heures de travail par semaine et nous en faisons beaucoup plus que ça ! Même les parents sont d’accord avec nous. »

Si leur appel n’est pas entendu, une grève illimitée va débuter à compter de la semaine prochaine.

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