Les équipementiers de l’aluminium veulent se faire entendre

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Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Les équipementiers de l’aluminium veulent se faire entendre

Les équipementiers en aluminium du Québec ont décidé de se faire entendre dans le cadre de la mise à jour de la Stratégie québécoise de développement de l’aluminium.

Les équipementiers en aluminium sont un regroupement d’une dizaine d’entreprises québécoises présentes partout sur le territoire. Ce sont eux qui fournissent des équipements tels que des bras robotiques, des convoyeurs ou de la machinerie. Le regroupement représente 183 millions de revenus en plus d’employer plus de 900 personnes.

Dans son mémoire, le regroupement insiste pour que le gouvernement investisse dans la modernisation des usines pour les maintenir à la fine pointe de la technologie.

Selon Éloïse Harvey, porte-parole du regroupement et présidente de l’entreprise MECFOR, il faut éviter l’exemple des alumineries américaines qui n’ont pas été modernisées et qui, à la longue, ne sont plus capables d’être compétitives. Elle affirme: «Il est vrai que certaines alumineries comme Alouette à Sept-Îles sont modernes dans leur technologie, mais il faut s’assurer de garder les usines québécoises parmi les plus performantes aux mondes ».

Elle ajoute que la modernisation des usines permettrait aux équipementiers de consolider «leur position concurrentielle sur le plan mondial et les producteurs d’aluminium primaire augmenteraient leur productivité grâce à la modernisation de leurs installations, ce qui contribuerait à assurer leur pérennité.»

Achat local
Au cœur des demandes des équipementiers se trouve la notion de l’achat local. Mme Harvey, souhaite que les alumineries québécoises aient le réflexe de s’équiper auprès d’entreprises du Québec.
Un meilleur partage des risques

De plus, le regroupement des équipementiers demande un plus grand partage des risques entre eux, les alumineries et le gouvernement. Selon la porte-parole du regroupement, la recherche et développement coûtent très cher en particulier pour des PME. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec tient actuellement des consultations auprès des intervenants du milieu de l’aluminium pour la mise à jour de la stratégie gouvernementale et des mesures de soutien liées au développement de cette industrie.

L’industrie de l’aluminium est le secteur économique qui a les plus importantes exportations après l’industrie de l’aéronautique.

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Bob1
Bob1
2 mois

Ne serait’il pas aux dirigeants de ses entreprises de maintenir leur usine performante à même leurs profits, que d’utiliser encore les impôts de l’ensemble des travailleurs du Québec pour enrichir encore ses entreprises et favoriser des emplois déjà très bien renumeres au détriment des employés au salaire minimum???