Les élus prêts à aller plus loin pour le pont sur le Saguenay

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Par Steeve Paradis
Les élus prêts à aller plus loin pour le pont sur le Saguenay
Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, et celui de Saint-Siméon, Sylvain Tremblay, également préfet de la MRC de Charlevoix-Est.

À écouter les élus et les membres de la société civile engagés dans la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, ils sont maintenant prêts à passer à une autre étape dans leurs revendications, étape qui débordera des frontières de la Côte-Nord et de Charlevoix.

Tous ceux qui ont pris la parole lors de la conférence de presse de lundi matin à Baie-Comeau ont martelé le même message : le gouvernement s’était engagé à aller de l’avant avec l’étude d’opportunité que devait commander le bureau de projet du pont, mais il a fait machine arrière, ce qu’ils considèrent tous comme inacceptable.

La conférence de presse a d’ailleurs débuté avec deux courts vidéos mettant en vedette le premier ministre François Legault, une de septembre 2018 et l’autre de septembre 2019. Dans les deux cas, il se dit d’accord avec l’idée « de regarder la possibilité de construire un pont ».

« À voir la ferveur avec laquelle le gouvernement de la CAQ réalise ses promesses, on va être l’exception qui confirme la règle », a notamment lancé le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong. « On a l’impression de se faire mener en bateau. La Côte-Nord est extrêmement déçue », a ajouté le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, sans faire de mauvais jeux de mots.

« Ça fait 15 ans qu’on discute avec les gouvernements en place. On discute, mais eux autres (le gouvernement caquiste), c’est le silence complet. C’est un manque total de respect », de renchérir le président du conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay, aussi porte-parole de la Coalition Union 138.

« La première action qu’on demande, c’est de lancer enfin l’étude d’opportunité, déjà prévue au programme des infrastructures. Ça représente 10 millions sur 115 milliards. C’est une goutte d’eau dans le Saguenay », a-t-il enchaîné.

Mobilisation extérieure

Prenant pour acquis que l’ensemble de la Côte-Nord est mobilisée derrière le projet du pont, les deux organismes se tournent maintenant vers le reste du Québec pour faire avancer l’idée. Ils enjoignent d’ailleurs l’ensemble des acteurs régionaux à sensibiliser leurs instances provinciales afin de mobiliser le plus large possible.

« Le projet du pont, c’est un projet de développement pour tout le Québec », a fait remarquer Sylvain Tremblay, maire de Saint-Siméon et préfet de la MRC de Charlevoix-Est, qui a d’ailleurs attendu le traversier près d’une heure avant de pouvoir se rendre à Baie-Comeau. « Si le gouvernement Legault veut vraiment développer les régions, il ne doit pas en oublier une seule », a-t-il fait valoir.

Quant à Steeve St-Gelais, grand patron de la scierie Boisaco à Sacré-Cœur, il a signalé que la présence des traversiers « est une entrave fondamentale pour toutes les entreprises et (…) un frein pour le développement du Québec ».

Les actions à venir restent à déterminer, mais elles ne devraient pas comprendre un blocus de la route 138. « On n’ira pas pénaliser la population, la 138 est déjà assez souvent bloquée comme ça. On veut maintenant que la population du Québec soit sensibilisée. On ne veut pas perdre le momentum », a-t-il conclu.

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