Les demandes d’aide explosent à l’APAME de l’Est de la Côte-Nord

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Par Éric Martin
Les demandes d’aide explosent à l’APAME de l’Est de la Côte-Nord

Victime de sa popularité, l’Association des parents et amis du malade émotionnel (l’APAME) a vu ses demandes d’aide passé de 250 à 917 par année. Bien que la demande ait explosée, le financement n’a pas nécessairement suivi à la hauteur des besoins. Cette situation inquiète grandement son directeur général, Stephen Bourgoin.

Jusqu’à maintenant, aucun protocole d’entente n’a été signé avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) Côte-Nord et le ministère de la Sécurité publique. Dans ce dernier cas, Stephen Bourgoin indique que ça ne saurait tarder en raison de la loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui.

Puisque l’organisme ne compte qu’une seule intervenante dans ses rangs, l’APAME peine à répondre convenablement à la demande et se retrouve même avec une liste d’attente. « C’est un irritant majeur. Dans l’éventualité où je souhaite déployer tous nos services sur l’ensemble du territoire, ça m’en prend déjà une à temps plein. Il y a aussi du suivi, un temps de préparation. C’est sans compter l’affluence de la clientèle », mentionne-t-il.

Lorsqu’il doit répondre à la clientèle de manière ponctuelle, Stephen Bourgoin ne peut pas effectuer convenablement le travail de représentation qui lui incombe. « Quand je fais de l’intervention, je ne peux pas me concentrer sur les autres tâches. Je dois lâcher tout ce que je fais. Je ne peux pas établir des partenariats, signer des protocoles, faire de la représentation ici et à l’extérieur de la région », soulève-t-il, De plus, il est également représentant régional pour le réseau Avant de craquer, ce qui l’amène à devoir se déplacer régulièrement à l’extérieur de la région.

Les groupes psychoéducatifs Mieux vivre avec le TDAH et Être dans l’entourage d’une personne anxieuse sont offerts sur une base bimensuelle. Ils exigent beaucoup de temps de préparation et de suivi auprès des participants sur une base régulière, tient à préciser M. Bourgoin. Pour répondre aux besoins de sa clientèle, il estime qu’il faudrait deux intervenants additionnels au sein de l’organisme. Malheureusement, il ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour leur assurer un salaire convenable.

Des pistes de solution

Un moyen mis de l’avant par l’organisme pour contribuer à son financement consiste en des offres de services. C’est-à-dire, de la formation adaptée aux besoins des entreprises et des organismes qui en font la demande. Tout passe aussi par la recherche de partenaires majeurs. Le directeur général de l’organisme entend en faire l’une de ses priorités au cours des prochains mois.

Il est important de souligner que l’organisme a vu son financement rehausser en 2019 à la hauteur de 12 334$ par le CISSS de la Côte-Nord en vertu du programme de soutien aux organismes communautaires. L’aide financière attribuée par Centraide Duplessis est également passée de 3 300$ à environ 12 000$.

La mission de l’APAME de l’Est de la Côte-Nord est de regrouper les membres de l’entourage d’une personne qui présente des manifestations cliniques reliées à un trouble de santé mentale, de leur offrir une gamme de services afin de leur permettre d’actualiser leur potentiel. Ceci incluant le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité et le syndrome Gilles de la Tourette.

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