Les couloirs de la violence amoureuse: Un outil innovateur de sensibilisation accessible à tous

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Par Éditions Nordiques
Les couloirs de la violence amoureuse: Un outil innovateur de sensibilisation accessible à tous

Après un premier passage remarqué en 2012, les couloirs de la violence amoureuse effectuent un retour à Sept-Îles du 9 au 19 mars pour aller à la rencontre d’élèves de 4e et de 5e secondaire provenant de la MRC de Sept-Rivières et même de la Minganie. Un outil de sensibilisation accessible à toute la population lors d’une soirée porte ouverte qui se tiendra le 10 mars de 18h à 20h à la Réserve navale de Sept-Îles du 366, avenue Arnaud.

En guise de préparation, une rencontre a même été effectuée en classe pour aider les jeunes à cerner quels sont les signes précurseurs de la violence amoureuse. Un élément qu’ils prennent parfois plus ou moins pris au sérieux, selon un constat effectué par la coordonnatrice-intervenante de la Pointe du jour*Calacs Sept-Îles, Mélanie Martel. «Les jeunes pensent que la violence conjugale n’arrive qu’aux adultes. Lorsqu’on leur parle, on se rend compte rapidement qu’ils en sont parfois victimes ou témoins et qu’ils n’osent pas l’admettre.»

Adoptant une approche et un propos plus universel, cette initiative s’avère un excellent outil d’intervention pour les parents d’adolescents et d’adolescentes, ainsi que les divers intervenants du milieu de l’éducation et de la santé. «Le cycle est toujours le même. Je suis persuadé que les parents pourront y trouver là des trucs pour en parler convenablement avec leurs enfants afin d’éviter qu’ils ne s’engagent trop loin dans une relation amoureuse malsaine. Ça s’adresse vraiment à tous», lance-t-elle.

Les partenaires du projet
À Sept-Îles, sa venue est rendue possible grâce à la participation financière de la Fondation canadienne des femmes. Un projet initié par le Comité relations Y saines de la Table de concertation jeunesse de Sept-Îles composé de représentants de la Maison des Femmes de Sept-Îles, Centre Femmes aux 4 vents, la Pointe du jour*Calacs Sept-Îles. La Sûreté du Québec et la Réserve navale NCSM Jolliet collaborent également étroitement à la réalisation et à la présentation cette initiative issue du milieu communautaire.

Lors de la soirée porte ouverte, la Réserve navale NCSM Jolliet donnera accès à la population à l’ensemble de ses installations, dont à un simulateur de navigation. «Encore une fois, on est très fier de s’associer à un partenaire de la communauté pour la tenue d’une activité que l’on considère comme un moyen concret de sensibiliser la population à une réalité bien présente dans la région et même ailleurs», avance le capitaine de corvette, François Lévesque.

Conçu à Alma, suite à un travail conjoint effectué par la Maison La Passerelle, la Sûreté du Québec et la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, cet outil multimédia de sensibilisation à la violence amoureuse circule un peu partout au Québec depuis 2010. Plus de 10 000 jeunes de partout au Québec ont plongé dans la relation amoureuse empreinte de violence de ce jeune couple, dont 500 à Sept-Îles lors de son passage en 2012.

On aperçoit ici l’intervenante jeunesse de la Maison des Femmes de Sept-Îles, Thérèse Danis, une agente en condition féminine du Centre Femmes aux 4 vents, Pamela Tanguay, la coordonnatrice- intervenante de la Pointe du jour*Calacs Sept-Îles, Mélanie Martel, l’agent de relations avec les citoyens de la Sûreté du Québec, Guillaume Beaupré et le capitaine de corvette du NCSM Jolliet, François Lévesque. (Photo : Le Nord-Côtier)

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