Les coaccusés voulaient prendre l’aîné en flagrant délit

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Par Mathieu Morasse
Les coaccusés voulaient prendre l’aîné en flagrant délit

Les six jeunes de 17 à 22 ans qui ont comparu lundi pour s’en être pris à un homme de 69 ans voulaient le prendre en flagrant délit d’agression. Selon l’un des coaccusés, il était en train d’agresser l’un d’entre eux dans son appartement lorsqu’ils sont intervenus. Aucune plainte ni accusation n’a été portée à ce jour contre l’homme en question.

Un des coaccusés majeur (il ne souhaite pas dévoiler son nom vu les procédures judiciaires en cours) explique que la bande surveillait le Monsieur.

«On savait qu’il allait se passer quelque chose. On était en communication avec la personne qui était en dedans. Quand on a su qu’il était en train de se faire agresser, on a pénétré dans l’appartement», dit-il.

La personne qui était dans l’appartement est l’un des cinq coaccusés majeurs.

Il raconte qu’ils ne sont pas tous rentrés dans l’appartement tel que rapporté par la police.

«Il y en a juste un qui est rentré pour régler le compte du monsieur, si tu veux. Il l’a frappé comme c’est mentionné. Les autres, on n’est pas rentré dans l’appartement, on s’est occupé du jeune homme quand on l’a sorti. Le jeune homme était vraiment sous le choc», narre-t-il.

«Pas de preuves»

Le coaccusé qui veut préciser les faits explique que l’homme de 69 ans harcelait leur ami qui était à l’intérieur de l’appartement en lui rendant visite au travail, en l’appelant et en lui envoyant des messages.

«Dans les dernières semaines, il a commencé à lui envoyer des photos de nudité sur Facebook, de son pénis et tout ça», affirme-t-il.

«Le jeune homme en question a décidé de dénoncer à un de ses amis [l’un des coaccusés], qui a décidé de mettre le plan en branle pour mettre fin à tout ça, tester le Monsieur, savoir de quoi il était capable», ajoute-t-il.

Il mentionne qu’ils ne sont pas allés voir la police, car ils croyaient qu’ils «n’avaient pas de preuves» malgré les messages Facebook.

«Avec la justice d’aujourd’hui, ça n’aurait rien fait d’après moi», soutient-il.

«On aurait peut-être dû aller voir la police, mais je ne sais pas s’ils auraient pris ça au sérieux étant donné qu’ils nous connaissent», réfléchit-il après coup.

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