Les chambres de commerce de la Côte-Nord alertent sur le sort des restaurants

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Par Laurence Dupin
Les chambres de commerce de la Côte-Nord alertent sur le sort des restaurants
Kateri C. Jourdain , co-présidente de la chambre de commerce et d'industrie.

Alors que le gouvernement va faire de nouvelles annonces en fin de journée aujourd’hui, mardi 16 février, concernant la modification ou le maintien des mesures relatives à la Covid-19, les représentants de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan (CCIM) et de la Chambre de commerce de Sept-Îles-Uashat-mak-Mani-utenam (CCSIUM) tiennent à alerter le gouvernement sur le sort des restaurateurs nord-côtiers.

Depuis le 8 février, ils ont pu rouvrir leurs portes mais doivent répondre à des exigences qui rendent leur situation difficile notamment au niveau financier. En effet, la limite de deux adultes par table ne permet pas d’assurer une rentabilité chez plusieurs d’entre eux.

« Nous comprenons tout à fait l’imposition de mesures pour stopper la propagation du virus. Cependant, nous considérons qu’un retour aux conditions que nous avions avant la période des fêtes pourrait être envisagé. Sinon, autoriser 6 personnes provenant de deux bulles différentes à manger à la même table serait préférable aux conditions imposées actuellement. Les rassemblements dans les lieux où les mesures sont encadrées et obligatoires, comme les restaurants, en plus du couvre-feu de 21 h 30 pourraient dissuader les personnes de se rencontrer de manières clandestines », précise Kateri C. Jourdain, co-présidente de la CCSIUM.

« La situation, bien que fragile, demeure sous contrôle dans la région. Plusieurs élus ont demandé de nouveau des barrages routiers pour la semaine de relâche. Nous pensons que la fermeture de notre région aux déplacements jugés non essentiels, pour une période de temps restreinte, serait le moment idéal pour permettre aux restaurateurs d’accueillir de nouveau plus de deux clients par table, tout en maintenant les règles sanitaires strictes », ajoute Gabriel Striganuk, également co-président de la CCSIUM.

Pour sa part, Antonio Hortas mentionne « Des restaurateurs ont préféré attendre la fin du confinement avant d’ouvrir de nouveau. Bien que nous soyons heureux que l’économie soit repartie, nous sommes toujours en mode solution afin qu’il y ait le moins d’impact possible pour tous les secteurs d’activités. »

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