Le Tribunal administratif du travail donne raison à Hydro-Québec

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Par Charlotte Paquet
Le Tribunal administratif du travail donne raison à Hydro-Québec
Le Tribunal administratif du travail a rendu une décision en faveur d'Hydro-Québec dans le dossier du refus des mécaniciens du complexe Bersimis de travailler les soirs et les fins de semaine. Photo Hydro-Québec (Photo : Hydro-Québec)

Hydro-Québec a obtenu gain de cause devant le Tribunal administratif du travail (TAT), qui oblige la quinzaine de mécaniciens du complexe Bersimis à effectuer des heures supplémentaires les soirs et les fins de semaine selon les besoins.

Dès les premiers jours du mois de novembre, ces travailleurs membres du Syndicat des employés de métiers de la section locale 1500, région Manicouagan (Côte-Nord), ont refusé d’être au travail à l’extérieur de leurs heures régulières.

« C’est ce qu’on a constaté et déposé devant le Tribunal administratif du travail vendredi », a expliqué lundi le porte-parole d’Hydro-Québec au dossier, Francis Labbé.

Selon lui, cette façon de faire commune avait comme conséquence de ralentir des travaux d’entretien importants à faire et d’autant plus cruciaux que l’arrivée de la pointe hivernale de la demande approche.

Le TAT a jugé illégal le moyen de pression des travailleurs. Lundi, les parties patronale et syndicale ont discuté de la suite des choses. « L’objectif, c’est que ça reprenne. Il faut que ça commence bientôt et que ça se passe bien », a précisé le porte-parole.

Les raisons

D’après Hydro-Québec, le moyen de pression des employés de métier fait suite à son souhait de lancer un projet pilote pour le transport des travailleurs vers les centrales des complexes Manic-Outardes et Bersimis.

La société d’État veut utiliser des « véhicules multipassagers » avec chauffeurs afin de réduire le nombre de véhicules sur la route, tout ça dans le respect des mesures sanitaires en temps de pandémie.

« On a constaté que 35 % des événements en santé et sécurité provenaient de véhicules en mouvement », a souligné Francis Labbé. Actuellement, la plupart des travailleurs concernés feraient du covoiturage à deux pour se rendre sur leur lieu de travail.

Le projet pilote devait s’amorcer ces jours-ci, mais son lancement est maintenant reporté en janvier.
Si Hydro-Québec a choisi d’expérimenter le projet sur la Côte-Nord, c’est en raison de ses routes isolées au profil particulier, a soutenu Francis Labbé.

Au moment de mettre sous presse lundi après-midi, le journal Le Manic avait été incapable d’obtenir une réaction du syndicat malgré quelques tentatives.

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