Le Phare veut être reconnu pour son apport humain

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Par Jean-Christophe Beaulieu
Le Phare veut être reconnu pour son apport humain
Divers ateliers de planification stratégique permettront à Éric Aubin, directeur du Phare, de déterminer les futures orientations de l’organisme.

La Ressource Le Phare, le centre de tri de Port-Cartier, a pris le temps de réfléchir à ses orientations. Une chose en particulier est ressortie, il faudra mieux faire connaître l’impact social et ce, davantage que l’aspect recyclage. Parce que «de venir en aide à des humains, c’est clairement ce qui est le plus valorisant», affirme le directeur de l’organisme.

La journée du 1er décembre aura été l’occasion pour toute l’équipe de la Ressource Le Phare de réfléchir à l’avenir de l’organisme. Au sortir des ateliers de planification stratégique, le directeur Éric Aubin sait maintenant ce qu’il a à faire pour les trois prochaines années.

«Avec ce canevas de travail, je sais qu’il faudra davantage travailler à promouvoir l’aspect humain. Sans mettre de côté le centre de tri, parce qu’on garde la même ambition de grossir, d’avoir de nouveaux clients et d’améliorer nos pratiques».

Plus valorisant

Ainsi, d’ici 2022, le directeur de l’organisme tentera d’avoir plus de collaboration avec les autres organismes communautaires du milieu port-cartois, question de s’enraciner plus profondément dans la communauté.

«On va continuer à se faire voir via les «portes ouvertes» et en participant à divers évènements, comme aux bateaux dragons de cet été. On aimerait aussi être plus présent dans les écoles, pour essayer de mieux faire connaître notre apport humain, ce qu’on amène dans la communauté et aux gens plus vulnérables», laisse entendre M. Aubin.

Outre le service d’écoute et de conseil pour les utilisateurs de la ressource, le Phare fait de l’accompagnement pour rendez-vous médicaux et offre de l’aide financière et au logement.

«On très axé sur l’inclusion sociale. Ceux qui viennent travailler ici sont accompagnés à 100%. Une fois qu’ils sont entrés au Phare, ils sont sûrs d’être bien encadrés. Ce n’est pas que du 8 à 4 bref, on accompagne nos employés en dehors. Car pour moi l’intégration c’est aussi leur faire découvrir des loisirs, leurs passions, d’exploiter les opportunités qui peuvent se présenter à eux», explique M. Aubin.

«Ce côté, de venir en aide à des humains, est clairement plus valorisant que l’aspect recyclage. Il n’y a pas de paye pour évaluer ça quand tu te rends compte de tout ce que ça leur apporte. On voit qu’ils ne viennent pas chercher qu’un salaire ici. Ils viennent chercher la famille, l’entraide, la confiance», poursuit-il.

Nouveaux projets

Parmi les nouveaux projets identifiés lors de la journée de planification stratégique, M. Aubin fait mention de son intention de desservir les entreprises environnantes via la chaudière à biomasse du Phare.

«Le bois qu’on récupère d’Arcelor et Alouette nous permet d’alimenter notre fournaise à biomasse et de chauffer l’ensemble de notre site. On a même des surplus qu’on pourrait utiliser pour desservir PCQ, Synergica et les autres entreprises près de nous».

Le Phare pourrait aussi bientôt mettre sur pied un projet dans l’esprit de l’économie circulaire.

«Au lieu d’envoyer notre verre à l’extérieur, on pourrait très bien le valoriser avec l’aide d’Arcelor ou d’IOC. Ils pourraient s’en servir par exemple comme substance abrasive pour le freinage des trains en saison hivernale», affirme le directeur.

Une ribambelle d’idées aura ressorti des ateliers du 1er décembre dernier. L’équipe les prendra une par une et s’assurera de demeurer active et de s’impliquer encore plus dans la communauté.

 

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