Une création contemporaine à quatre chorégraphes

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Par Laurence Dupin
Une création contemporaine à quatre chorégraphes

La question des fleurs, spectacle de danse contemporaine, va être présenté à Sept-Îles le 7 novembre à 19 heures. Ce spectacle est le résultat du travail de quatre chorégraphes et d’un couple de danseurs à la vie comme à la scène.

Ce spectacle est né de la pandémie et de l’annulation de tous les spectacles (plus de 200 pour la maison de production). Mickaël Spinnhirny est le producteur de La question des fleurs. «Je suis agent de spectacle et en raison de la situation nous avons dû annuler plus de 200 représentations. Mais j’ai voulu faire une nouvelle proposition et mettre en place un spectacle différent en accord avec les normes de la Santé publique. J’ai donc proposé à quatre chorégraphes de se réunir. Cela a été un beau résultat. Il faut comprendre qu’en général, le processus de création est un exercice très solitaire», confie-t-il.

Sont alors réunis Andréa Peña, Christophe Garcia, Dominique Porte et Ismaël Mouaraki. Quatre artistes d’horizons, d’univers et de caractères bien différents.

«Le résultat donne quelque chose de très intense pour le couple de danseurs puisqu’on retrouve dans la chorégraphie plusieurs univers en une seule soirée. Il s’agit de danse contemporaine, mais les danseurs ont tous les deux une forte base de danse classique. Ils sont un couple à la ville comme à la scène ce qui ne pose pas de problème avec cette pandémie », précise le producteur.

En effet, Andrea Peña est énergique avec une écriture rigoureuse et viscérale, Christophe Garcia a une écriture beaucoup plus intime, sensible et pétillante. Tout s’allie avec l’intensité physique, organique et urbaine d’Ismaël Mouaraki, et la signature poétique, fantasque et intuitive de Dominique Porte.

«La question des fleurs est très physique, très engagée et très accessible pour le public. Cela nous touche beaucoup de voir deux corps qui se touchent, qui s’enlacent en cette période où cela nous est interdit.» La question des fleurs explore le rapport de l’intimité, l’amour, le contact humain, le toucher si tabou en ces temps troubles et troublants, pour faire évader les sens et se réapproprier la liberté est-il précisé dans la présentation du spectacle.

Les danseurs

Les deux danseurs sont Daphnée Laurendeau et Danny Morissette. Daphnée est diplômée de l’École supérieure de ballet du Québec. Elle passe trois ans au sein du Jeune Ballet du Québec où elle a l’occasion de travailler avec des chorégraphes de renom.
De 2010 à 2020, elle danse pour Cas Public et le poste de responsable de tournée et de la médiation culturelle. Elle collabore avec Alexandre Carlos et Tina Beyeler, en plus d’enseigner la danse et de poursuivre des études en administration.

Danny Morissette est, quant à lui, diplômé de l’École de danse contemporaine de Montréal en 2017. En 2016, il se joint à la compagnie Cas Public. Il aime relever des défis et laisser son instinct trouver des solutions.

Pourquoi La question des fleurs?

Pourquoi ce titre? «Le titre a un rapport avec les gestes barrière», précise Mickaël Spinnhirny. «Cela se réfère au fait qu’en cette période nous ne pouvons même plus offrir un bouquet de fleurs. Toutes les décisions se sont faites en groupe et Andréa détestait ce titre. Elle milite activement pour le féminisme et pour elle la fleur est très clichée. Il y a donc eu toute une discussion autour de cela qui est devenue le point de départ et a donné ce titre. C’est très philosophique. Il y a quelque chose d’intriguant, de beau. Mais c’est un spectacle qui se veut surtout très positif en cette période.»

La première du spectacle a lieu à Sherbrooke et «c’est la première fois que nous tournons dans autant de villes du Québec».

Pour Ismaël Mouaraki, «pour la création de La question des fleurs, je suis parti de l’aspect vital et organique de la fleur, des thématiques souvent présentes dans mon travail. Ce qui m’a fasciné dans cette question des fleurs, ce sont les racines. Cette intelligence qui les amène à tisser des liens entre elles, à se partager l’oxygène et tous les éléments».

La question des fleurs, danse, samedi 7 novembre à 19 heures à la salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles. Admission: 30 $ (30 ans et – et ainé: 30$) (Club VIP: 30$) (Forfait : 30 $) (Enfants 12 ans et -: 30$) (Politique culturelle: 30$).

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