La tempête a forcé le déploiement du centre des mesures d’urgence de Sept-Îles

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Par Jean-Christophe Beaulieu
La tempête a forcé le déploiement du centre des mesures d’urgence de Sept-Îles
Une portion de la rivière Moisie.

Difficile à voir à première vue, mais la logistique suite à une fermeture de route est considérable. Le directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick Gwilliam, revient sur les évènements ayant nécessité le déploiement du centre de coordination des mesures d’urgence.

Les 25 et 26 février ont été riches en apprentissages et en péripéties pour l’équipe responsable de gérer les mesures d’urgence à Sept-Îles. Avec Patrick Gwilliam à leur tête, ils ont dû réfléchir et agir rapidement suite à la fermeture de la route 138 entre Port-Cartier et Sept-Îles.

«Quand la Sûreté du Québec a décidé que le convoi en route pour Port-Cartier virait de bord, on a su qu’une centaine de véhicules s’en venait vers Sept-Îles. On savait tout de suite qu’on aurait un problème d’hébergement. On a déployé le centre de coordination des mesures d’urgence», explique M. Gwilliam.

À partir de ce moment, l’équipe devait définir avec qui elle allait parler et quoi dire, quelle information serait importante pour les gens affectés et comment leur transmettre.

«On est allé avec la radio étant donné qu’ils étaient dans leur véhicule. On n’a pas délaissé le web non plus, beaucoup de gens y ont accès aujourd’hui avec leur cellulaire. Plusieurs interventions et décisions ont été faites en moins de 30 minutes. Tu n’as pas beaucoup de temps dans des situations comme celles-là», détaille-t-il.

L’équipe a ensuite dû s’assurer qu’il y aurait assez de chambres d’hôtel disponibles. Ce fut heureusement le cas. Au total, 44 chambres ont été prises mardi soir.

Penser à tout ce qui pourrait arriver

L’éventualité d’une urgence à Gallix alors que la route est bloquée est ce qui a suscité le plus de discussions autour de la table, affirme M. Gwilliam.

«Les premiers arrivants lorsqu’il se passe quelque chose à Gallix, c’est Port-Cartier. Mais avec la route bloquée, ils ne pouvaient pas passer. On a fini par convenir que dans une telle situation, on enverrait la SQ et la sécurité incendie en convoi, avec une charrue à l’avant pour déneiger. Si jamais le chemin est trop enneigé, on sortirait les motoneiges», relate-t-il.

Le mercredi matin, avec la route toujours bloquée, l’équipe d’urgence ne voyait pas encore le bout du tunnel. Elle a dû prévoir l’éventualité d’appeler les pharmacies, les épiceries et l’hôpital, question de vérifier si le ravitaillement était suffisant pour passer à travers quelques journées encore.

«Ce fut très enrichissant. Certaines choses seront évidemment améliorées à l’avenir. On a pu voir toutefois qu’on est équipé et préparé pour faire face à la plupart des situations. On a une belle équipe de mesures d’urgence en place. C’est un modèle qui fonctionne», soutient Patrick Gwilliam.

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