La révision du modèle Optilab sourit à l’APTS

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Par Charlotte Paquet
La révision du modèle Optilab sourit à l’APTS
On aperçoit Sylvain Sirois lors dune manifestation contre le projet Optilab en novembre 2016. (Photo : archives - Le Manic )

La mise en place à venir d’un modèle Optilab 2.0 sourit à l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Même si le syndicat demeure convaincu que la Côte-Nord doit être exclue du regroupement de laboratoires médicaux, il voit tout de même le projet de la ministre Danielle McCann comme un pas dans la bonne direction.

«Nous, à l’APTS, on accueille bien ça. C’est une bonne décision de la ministre», souligne son représentant sur la Côte-Nord, Sylvain Sirois, même si dans un communiqué émis après l’entrevue, son ton était moins convaincant. Près de 90 technologues biomédicaux font partie de ce syndicat en région.

Mercredi, la ministre de la Santé et des Services sociaux a annoncé la révision du modèle Optilab, lancé en avril 2017. Rappelons qu’il prévoyait qu’une large partie des spécimens prélevés dans les laboratoires médicaux de la Côte-Nord seraient analysés dans un mégalaboratoire situé à l’Hôpital de Chicoutimi, avec les risques de pertes et les délais pour les résultats.

Or, deux ans plus tard, il n’y a pas ou presque pas d’analyses qui sont faites dans la région voisine. «Optilab est au point mort ou presque mort. Ils ont fait la fusion administrative, mais il n’y a encore presque pas de spécimens qui sont envoyés», précise M. Sirois.

S’il y en a eu une certaine quantité ces dernières semaines, c’est en raison de l’incendie allumé dans le secteur du laboratoire de l’Hôpital Le Royer de Baie-Comeau et non d’Optilab.

De 70 à 30%

Selon le porte-parole, la ministre caquiste estime que de 20 à 30% des échantillons prélevés sur la Côte-Nord pourraient être analysés à Saguenay dans la version 2.0 d’Optilab, tandis que son prédécesseur, l’ex-ministre Gaétan Barrette, parlait de 70%.

Optilab ou pas, des analyses surspécialisées sont effectuées à l’extérieur de la Côte-Nord depuis toujours en raison de l’absence de certains équipements. Mais pour ce qui touche toutes les autres analyses plus routinières, l’APTS exige qu’elles demeurent sur la Côte-Nord. «On va voir à quoi équivaut le 20 à 30%», note M. Sirois.

Enfin, ce dernier réclame ni plus ni moins que le retrait d’Optilab sur la Côte-Nord et le rapatriement du budget et de la gestion du personnel des huit laboratoires du territoire sous la gouverne du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord.

«C’est quoi la plus-value que ce soit Chicoutimi qui ait l’administration (des laboratoires) sur la Côte-Nord», s’interroge le représentant. Il se demande d’ailleurs si, en matière de recrutement de personnel, le Centre intégré universitaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne se garnirait pas en premier plutôt que d’envoyer des candidats vers la Côte-Nord.

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