La mort de la petite fille de Granby fait grimper les signalements à la DPJ

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Par Nassima Bennaceur
La mort de la petite fille de Granby fait grimper les signalements à la DPJ
Marlene Gallagher, directrice de la DPJ de la Côte-Nord. (Photo : Le Nord-Côtier)

Selon la direction de la protection de la jeunesse de la Côte-Nord, les appels de signalement ont considérablement augmenté depuis le drame de la petite fille de Granby.

La directrice de la protection de la jeunesse de la Côte-Nord (DPJ), Marlene Gallagher, a souligné mercredi, lors de la séance du conseil d’administration du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, que c’est la première fois que le centre recevait des appels anormalement élevés de signalements après le drame de la petite fille de 7 ans à Granby au début du mois.

Plus de 16 appels par jour ont été enregistrés, la population ayant décidé à son avis de faire une différence et d’agir. Rappelons que les signalements sont strictement anonymes.

«Toutes les fois où il y a eu un drame, on a vécu ça l’année passée dans la région de Sept-Îles, il y a eu une hausse des signalements, mais maintenant, il y a comme un éveil de la conscience collective, c’est la première fois qu’on vit une situation où les signalements sont aussi élevés», soutient Mme Gallagher.

Cet évènement a tiré la sonnette d’alarme. Les 20 DPJ de la province se sont mis en alerte pour tenter de trouver des mesures pour sécuriser tout le monde. Il a aussi fait prendre conscience aux familles qu’il était temps d’agir en pensant que tout le monde peut faire une différence.

«Une accumulation de drame, des fois ça prend plusieurs évènements pour dire stop, les gens ont commencé à appeler la DPJ, ça a pris cette ampleur-là au Québec», ajoute-t-elle.

Représailles à l’égard des employés de la DPJ

D’autres appels que des signalements surviennent sur la ligne téléphonique, à savoir des commentaires ou des critiques peu élogieux à l’égard des employés et de la DPJ.

Certains employés, malgré qu’ils soient fiers de ce qu’ils font, évitent tout de même de dire qu’ils travaillent là de peur d’être mal accueilli où d’avoir des représailles.

«C’est difficile au quotidien pour eux, mais on n’est jamais gagnant aux yeux du public, l’important est de faire son travail, les membres de mon personnel ont même été interpellés sur la place publique pour recevoir des opinions sur la DPJ», précise-t-elle.

Mme Gallagher ajoute qu’elle reste ouverte aux propositions d’amélioration, mais dans une approche constructive qui vise à aider les enfants et faire une différence, car ça reste la priorité.

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