La Fondation Rivières dénonce l’entente entre Québec et Alouette

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Par Éditions Nordiques

Alors que le milieu économique applaudit l’annonce de Jean Charest de réserver un bloc énergétique de 500 mW à un tarif préférentiel, la Fondation Rivières juge l’accord «démesuré entre le gouvernement et l’Aluminerie Alouette». Selon le regroupement écologique, cette entente représenterait une perte de 200 M$ par année.

«Non seulement savions-nous qu’une bonne partie de l’électricité de la Romaine serait vendue à perte aux États-Unis, mais la situation est encore plus critique avec cette nouvelle entente, pourfend la Fondation Rivières dans un communiqué. Pour maintenir la rentabilité d’Hydro-Québec, cette perte annuelle devra être récupérée auprès des consommateurs d’électricité québécois.»

Pour calculer la perte de 200 M$ annuelle, la Fondation calcule à partir du coût estimé de la Romaine pour produire l’électricité (9,2 ¢/kWh) versus le prix que paiera Alouette (tarif L, 4,5 ¢/kWh) jusqu’en 2041. Le regroupement juge que cette subvention est trop élevée.. «Seulement 300 emplois permanents locaux seraient créés une fois l’agrandissement terminé et 1000 emplois indirects seraient générés partout dans la province. Cela signifie que nous subventionnerons collectivement 1300 emplois au coût exorbitant de 155 000 $ par année par emploi.»

Selon le porte-parole régional de la Fondation Rivières, Jacques Gélineau, «cette entente prouve que la Romaine n’a jamais été un bon projet hydroélectrique. Ce sera la nouvelle icône qui remplacera le projet catastrophique du stade olympique qui a endetté plusieurs générations. Avec cette nouvelle entente, on est en droit de se demander à qui ça profitera».

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