La fin approche pour la concession Harley-Davidson

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Par Charlotte Paquet
La fin approche pour la concession Harley-Davidson
Propriétaire d'Hamilton & Bourassa, Germain Deschênes affirme que la décision de fermer la concession Harley-Davidson à la fin de l'année a été prise par le manufacturier et non par lui-même. (Photo : Le Manic )

La concession Harley-Davidson Côte-Nord fermera le 31 décembre 2019 à la suite d’une décision du manufacturier américain.

«Ce n’est pas ma décision à moi, c’est la décision d’Harley-Davidson», précise d’emblée Germain Deschênes, propriétaire d’Hamilton & Bourassa, qui possède la concession du boulevard La Salle. Deux autres régions au Québec subiraient le même sort.

Selon l’homme d’affaires, la multinationale évalue que le volume de vente de motos est trop faible. Harley-Davidson Côte-Nord a écoulé en 2018 près d’une soixantaine de bolides neufs et une trentaine d’usagés à ses installations de Baie-Comeau et Sept-Îles. L’année 2018 n’était pas une grosse année, concède M. Deschênes. «Ce qu’ils nous ont dit, c’est que la région n’était pas assez grande pour justifier une concession. Pour eux, notre volume n’était pas assez important. Il aurait fallu en vendre au moins 100 à 125 par an.»

Hamilton & Bourassa possède la concession depuis 1991. À l’époque, une quinzaine de motos neuves étaient vendues annuellement. Par contre, depuis, il a déjà atteint le cap des 100 motos neuves écoulées annuellement.

Le passage d’un distributeur canadien à un distributeur américain pour les produits Harley au Québec a changé la donne dans la façon de voir les affaires, indique M. Deschênes.

Selon ce dernier, Harley-Davidson Côte-Nord possède pourtant la meilleure part de marché au Canada. «Ils nous ont dit ce n’est pas parce que vous ne faites pas votre job, vous êtes bons», souligne-t-il.

Impact et orgueil

Questionné sur l’impact de la disparition de la concession sur les affaires d’Hamilton & Bourassa, le propriétaire répond : «Je pense que ç’a plus un impact sur mon orgueil que sur d’autres choses. On est une entreprise solide. On va continuer de développer.» Il a déjà des projets en tête pour occuper l’espace qui deviendra vacant dans son édifice.

Aucune suppression de poste n’est d’ailleurs envisagée dans la foulée de la décision d’Harley-Davidson.

M. Deschênes rassure aussi ses clients propriétaires d’une moto de cette marque. Hamilton & Bourassa continuera de les servir, que ce soit pour les entretiens ou, notamment, les réparations sous garantie. «Quand il y aura des troubles de garantie, on appellera le concessionnaire et on s’organisera avec lui. On va vous donner un coup de main», a-t-il d’ailleurs dit aux gens.

Sept-Îles

Fait à noter, à Sept-Îles où Hamilton & Bourassa avait pris de l’expansion en 2011, la succursale au complet vient d’être fermée. La marchandise qui demeurait après la vente de liquidation a été rapatriée à Baie-Comeau, où la liquidation s’amorce cette semaine. Le fabricant Harley-Davidson ne reprend aucune unité ni pièces ou vêtements.

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Fabienne Dupuis
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Fabienne Dupuis

Je trouve ça vraiment plate car ou on va aller magasiner pour s’acheter du linge Harley pas drôle plus sa va plus tout ferme les boutiques Harley sur la côte nord je suis vraiment déçu