Josée Querry reprend un nouveau départ après un stress post traumatique

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Par Éric Martin
Josée Querry reprend un nouveau départ après un stress post traumatique
À travers les nombreuses conférences qu’elle anime, Josée Querry souhaite livrer un message d’espoir à toutes les personnes atteintes d’une problématique de santé mentale et leur démontrer qu’on peut s’en sortir avec de bons outils.

Aujourd’hui guérie d’un stress post-traumatique, Josée Querry a vu sa vie basculée le 25 novembre 2015. À ce moment-là, elle était loin de se douter que ce serait son dernier jour à la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Rien ne laissait présager une telle conclusion abrupte. Il faut dire qu’elle y menait une carrière prometteuse. Pourtant, son corps en avait décidé autrement.

Peu de temps avant ce jour fatidique, Josée Querry s’était mise à faire des cauchemars terrifiants reliés à ses 10 années de service dans une communauté autochtone du Nord-du-Québec. « Je voyais des pendus, des traces de sang. J’entendais les cris des enfants. Je rêvais qu’un suspect venait me tuer durant mon sommeil. J’étais devenue hyper vigilante. J’avais peur de tout. Je m’en suis rendu à m’isoler des gens autour de moi », explique-t-elle.

De nature très carriériste, elle s’est vue contrainte de prendre sa retraite de la GRC. Elle manifestait alors des symptômes sévères de dépression. « Je me sentais si fatigué. Je croyais que c’était dû au fait que je travaillais trop. J’ai vite réalisé que je n’étais pas aussi invincible que je le croyais. Je suis la preuve qu’un jour ou l’autre on peut tous frapper un mur. »

Des outils essentiels

Pour s’en sortir, Mme Querry a dû se résoudre à accepter de l’aide et surtout à être médicamenté. « Aujourd’hui, je suis plus heureuse que je ne l’ai jamais été. Je n’aurais pas plus croire cela possible durant une certaine période de ma vie. Je ne pouvais même plus écouter la télévision. Je m’étais complètement retiré des médias sociaux », confie-t-elle. « En fait, je ne pouvais plus rien voir de violent. Ça me ramenait automatiquement à ces mauvais souvenirs. »

Aujourd’hui, elle réalise davantage le rôle important joué par les proches et les amis. « Même si ce n’est pas ce que j’ai fait, je recommande aux gens de garder contact. Tout réside dans l’approche. Il faut simplement faire savoir à l’autre que nous sommes là. On ne doit surtout pas forcer l’autre personne à se confier à nous. On doit aller à son rythme », recommande-t-elle vivement.

À la suite d’un traitement oculaire en 2017, Josée Querry se sent revivre et est maintenant beaucoup plus heureuse qu’elle ne l’a jamais été. « Je ne fais plus de cauchemar. J’ai adopté un mode de vie beaucoup plus simple et ça me convient parfaitement », souligne celle qui agit aujourd’hui comme conférencière. Elle est également l’auteure du livre Flashbacks : une histoire vraie dans lequel elle raconte en détail comment elle a réussi à surmonter ce stress post-traumatique.

À l’invitation de l’organisme Santé mentale Québec Côte-Nord, cette conférencière s’amènera sur la Côte-Nord le 12 février à 19 h l’auditorium de l’école Manikoutai de Sept-Îles et le lendemain à la même heure au Centre d’action bénévole de Port-Cartier. Dans les deux cas, le coût d’entrée est gratuit. Il est cependant recommandé de réserver vos places via Eventbrite. Le lien pour le faire se retrouve sur son site Internet au www.joseequerry.com.

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