Jonathan Genest-Jourdain veut impliquer le fédéral dans la 138

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Par Éditions Nordiques

Le député de Manicouagan, Jonathan Genest-Jourdain, entend jouer à l’entremetteur dans le dossier du prolongement de la route 138 jusqu’à Vieux-Fort. Selon lui, les astres sont alignés afin qu’il y ait du mouvement durant son mandat. Le député veut démontrer à Ottawa que les élus locaux et régionaux, ainsi que le provincial, souhaitent que la route soit nationale jusqu’à Blanc-Sablon.

Jonathan Genest-Jourdain considère que la route 138 fait partie d’un réseau national. Une fois connecté à Vieux-Fort, l’Est du Canada aura une boucle avec la route 510, qui relie Blanc-Sablon à Labrador City et avec la 389, qui relie le Labrador et Baie-Comeau. «Présentement, la route est nationale jusqu’à l’Aéroport de Sept-Îles. Nous voulons qu’elle le soit jusqu’à Blanc-Sablon. Le provincial a déjà financé la moitié de la route», estime le député, en se fiant au coût d’un million du kilomètre, «le fédéral pourrait financer le reste».

«Puisqu’elle assurerait un lien unique entre une province et le reste du pays, via la Côte-Nord, cette reconnaissance permettrait au projet d’être aussi financé par le gouvernement fédéral», a renchéri M. Genest-Jourdain. Toutefois, le fédéral n’embarquerait que lorsque Québec en fera la demande. Il rappelle que la demande est là du côté de Terre-Neuve et de la Côte-Nord.

Le jeune élu de Uashat Mani-Utenam souhaite concrètement faire adopter une résolution chez les municipalités de la Côte-Nord pour donner du poids au projet. La clé est de miser sur la solidarité régionale pour cheminer le dossier à Ottawa. Et justement, le député conservateur du Labrador, Peter Penashue, aurait déjà manifesté son intérêt pour le projet, a fait valoir Jonathan Genest-Jourdain.

Selon lui, les avantages seraient évidents. Le transport de marchandises se ferait sur une plus courte distance, diminuant les coûts et le temps. Une boucle routière ouvrirait également la porte aux touristes, qu’ils proviennent de l’ouest du pays ou de l’île de Terre-Neuve. Le député voit de plus d’un bon œil le 150e de la découverte du Canada en 2017, un moment idéal pour créer un lien routier d’un océan à l’autre.

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