Jean-François Duguay, un éternel ado trippeux

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Par Sylvain Turcotte
Jean-François Duguay, un éternel ado trippeux
Jean-François Duguay, l’éternel ado trippeux, au devant d’une partie de sa collection d’avions et d’hélicoptères téléguidés qu’il prend plaisir à faire voler.

Il n’y a pas d’âge pour carburer à ses passions, même à celles qui ont animé notre enfance, notre adolescence. Quand ce n’est pas la musique qui l’occupe, ou le boulot, ou la famille, Jean-François Duguay, 51 ans, consacre son temps au modélisme sur ses avions et hélicoptères téléguidés, des appareils qui se chiffrent à plus de mille dollars chacun. Des heures et des heures dans l’atelier pour, par la suite, les faire voler. Sa collection compte une dizaine d’appareils dans son garage, lieu qui renferme d’autres joyaux, une belle italienne, une Ferrari de collection du début des années 80 dénichée à bout d’acharnement. Il se décrit d’ailleurs comme un éternel ado trippeux.

«Ça vient de ma jeunesse totale», lance-t-il d’emblée, une passion qui a pris son envol à la fin des années 1970, début 1980. Il se souvient qu’il y avait un club à l’époque et une boutique de modélisme sur le boulevard Laure, à côté de l’ancienne Tabagie Le Calumet.

C’est en 2007 qu’il a renoué avec ce passe-temps alors que chaque fois qu’il allait à une boutique spécialisée il constatait qu’il s’ennuyait de ça.

Il se dit animé par les sensations que peuvent lui apporter ses avions et ses hélicoptères. Il préfère ces types aux voitures pour lesquelles «j’ai eu du fun l’instant d’un après-midi». «J’aime avoir le feeling du vrai. Ça peut aller jusqu’à 150 kilomètres heures».

Ses appareils, de véritables répliques, peuvent représenter des investissements variant entre 1000 et 4000$. Sa collection actuelle se chiffre à près de 20 000$.

Cette passion a poussé Jean-François Duguay à suivre son cours de pilote en 2013 et à posséder un petit appareil, avec lequel il s’est déjà envolé jusqu’en Louisiane, même en Floride. Il s’en est départi en 2016. Il a par la suite renoué avec ses modèles. Le passionné souligne que plusieurs pilotes de profession s’intéressent également aux avions téléguidés.

Quand il ne se retrouve pas derrière sa batterie, baguettes aux doigts, Jean-François Duguay se retrouve donc avec ses outils et ses télécommandes pour travailler sur ses avions et ses hélicoptères, mais un peu moins en hiver.

Une étape à la fois

Une passion avec ses limites presque incalculables, mais pour ne pas voir les appareils finir en morceaux, il ne faut pas sauter d’étapes.

«Ça peut être détruit en trois secondes. Il faut passer beaucoup de temps sur le simulateur avant d’aller dans le champ. La première fois tu es nerveux, et même encore maintenant», avise-t-il.

Compétitions

S’il n’a pas encore pris part à des compétitions de spectacles aériens, animés de figures imposées, Jean-François dit que c’est dans ses projets quand la pandémie sera chose du passé. Il envisageait d’essayer en 2019, mais une blessure majeure à un doigt alors qu’il faisait l’entretien d’un de ses appareils a bousillé ses plans.

Les membres des différents clubs sont d’ailleurs assurés par la MAAC (Model Aeronautics Association of Canada).


Apprendre des autres

Sept-Îles a son Mini Aéro Club, fondé par Richard Vigneault, club qui compte actuellement près de dix membres. Il sied au bout de la rue Smith, au nord, près du dépôt à neige. C’est là que ses adeptes font voler leurs avions, hélicoptères ou autres machines téléguidées.

Richard Vigneault et André Leblanc sont les deux piliers en la matière, aux dires de Jean-François Duguay, des mentors pour lui. Le premier est la référence pour les avions, le second pour les hélicoptères. M. Vigneault est d’ailleurs reconnu mondialement pour ses participations à différentes compétitions.

« Il faut apprendre des autres pour que ce passe-temps soit un succès. Le club recherche toujours des passionnés. Il ne faut pas que les gens hésitent à entrer en contact avec nous, à agrandir la confrérie. Il ne faut pas se gêner pour être coaché. Il y a tellement de facettes, pour toutes les bourses et pour tous les goûts », conclut Jean-François.

Pour en savoir plus sur le Sept-Îles Mini Aéro Club, rejoignez son groupe Facebook Avion Téléguidée Côte-Nord ou communiquez avec un de ses membres.

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