Il n’y a personne d’imbattable aux dires d’Étienne Briand

Il n’y a personne d’imbattable aux dires d’Étienne Briand

Étienne Briand combattra au Championnat du monde de judo le 23 septembre. Au premier tour, il affrontera Saeid Mollaei (Iran), premier au classement mondial.

Crédit photo : Judo Canada

Étienne Briand se sent d’attaque pour le Championnat du monde de judo qui s’ouvre demain (20 août), à Baku, au Azerbaijan. Ce rendez-vous s’avère très payant dans le processus des Olympiques de Tokyo en 2020 et le Septilien veut bien se positionner.

«Tu pourrais juste faire ce tournoi, bien faire, et être dans le top 10. C’est payant et ça peut faire la différence», a indiqué le judoka de 25 ans pour expliquer l’importance du Championnat du monde.

Engagé dans une chaude lutte avec son compatriote québécois Antoine Valois-Fortier chez les moins 81 kg, Étienne Briand sait que la compétition à Baku peut lui être profitable sachant que son rival canadien sera absent.

«Je pourrais prendre une bonne longueur d’avance, ça serait à mon avantage, mais je ne dois pas penser à ça, mais à faire ma performance», a indiqué le Septilien, qui occupe le 18e rang mondial de sa catégorie, cinq points devant Valois-Fortier. Seuls les dix-huit premiers au classement à la fin du processus, à raison d’un seul représentant par pays, obtiendront leur billet pour les Olympiques.

À l’écart des tatamis pour les compétitions durant une partie de la saison en raison notamment d’une blessure au genou, Briand se dit en forme, dans sa meilleure condition physique, et prêt pour Baku. «J’ai hâte, j’ai eu une bonne préparation (remportant notamment l’argent à Minsk en août). Je me sens bien et ma blessure est guérie. Si je ne ressens pas de douleurs, ce sera un gros avantage», a-t-il mentionné, ajoutant qu’il reçoit des injections de cortisone au genou et aux doigts.

Pour le portrait devant lui au Championnat du monde, Briand ne voit personne d’imbattable. «Personne ne domine la catégorie cette année. Je ne suis pas «seedé», mais il n’y a pas de judokas que ça me dérange de commencer contre. Le championnat est ouvert et celui qui osera et qui n’aura pas peur d’attaquer ira chercher une médaille».

Étienne Briand enchaînera par la suite avec trois ou quatre compétitions d’ici la fin de 2018 pour du rattrapage pour les mois perdus en raison de sa blessure. Son résultat au Championnat du monde dictera le calendrier, mais le Septilien compte prendre part au Grand Prix de Cancu au Mexique (12 au 14 octobre) et au Grand Chelem d’Abu Dhabi (27 au 29 octobre) et d’Osaka au Japon (23 au 25 novembre). Il aspire aussi être des Masters (à Guangzhou, en Chine, 15 et 16 décembre), compétition réservée au top 16. «J’ai les cartes en main, à moi de rester là», a-t-il conclu.