Fusion de la direction régionale du MFFP: La perte d’autonomie régionale déplorée

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Par Éditions Nordiques
Fusion de la direction régionale du MFFP: La perte d’autonomie régionale déplorée

Les gestionnaires fauniques de la Côte-Nord s’unissent pour dénoncer la fusion des directions régionales de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean du ministère des Forêts, de la Faune des Parcs (MFFP).

L’Association des pourvoiries de la Côte-Nord (APCN) et le Regroupement des zecs de la Côte-Nord sont du même avis concernant la décision de nommer un directeur régional pour les régions de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. «La Côte-Nord a ses particularités régionales, et est en droit que les décisions qui concernent la gestion de sa faune et de sa forêt soient prises sur son territoire», ont mentionné les deux organisations dans un communiqué.

«Les zecs de la Côte-Nord sont dans des milieux bien différents de ceux des régions voisines, et méritent d’être accompagnées par une personne qui comprend cette réalité et qui a à cœur le développement de l’industrie faunique de la Côte-Nord», a souligné Josée St-Pierre du Regroupement des zecs de la Côte-Nord.

De son côté, Charles Pinard, président de l’APCN, affirme que «c’est une insulte à la Côte-Nord que de lui enlever une partie de son autonomie en ajoutant un échelon hiérarchique supplémentaire, qui sera occupé par une personne située dans une autre région».

Gestion d’Anticosti sur la Rive-Sud
Les deux organisations déplorent également la décision de gérer la faune et la forêt de l’île d’Anticosti au bureau régional du MFFP de Bas-Saint-Laurent-Gaspésie. «Cela est inacceptable! La faune de l’île d’Anticosti n’a pas à être utilisée pour faire de la politique! S’il manque de personnel sur la Côte-Nord et qu’il y en a trop dans d’autres régions, qu’ils fassent une réorganisation interne», a indiqué M. Pinard.

Les sept zecs de chasse et pêche de la Côte-Nord génèrent des retombées de 7,7 millions $ par année, tandis que les 89 pourvoiries en génèrent 40 millions $. Les gestionnaires fauniques mentionnent ne pas avoir été consultés pour cette décision ministérielle.

(Photo : archives)

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