Fille de fer : un récit de fiction à saveur nord-côtière

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Par Éric Martin
<i>Fille de fer</i> : un récit de fiction à saveur nord-côtière
Isabelle Grégoire éprouve une réelle affection pour la Côte-Nord. Une région qu’elle a visitée à de multiples reprises et qui devient en soi un personnage important de son deuxième roman Fille de fer. Photo Martine Doyon

Le deuxième roman d’Isabelle Grégoire, Fille de Fer, qui a pour personnage une conductrice de train, se retrouve en librairie depuis le 29 octobre. Pour la création de son personnage principal, l’auteure s’est inspirée de rencontres qu’elle a eues avec Kim Gélinas, qui exerçait ce métier sur la Côte-Nord et où s’en déroule l’intrigue.  

Même si elle n’exerce plus ce métier, Kim Gélinas n’en demeure pas moins la première conductrice de train dans la région. Ce fait important a suffi à convaincre Isabelle Grégoire d’aller à sa rencontre afin d’en faire un court portrait dans la revue L’actualité.

«Tout ce qu’elle devait faire seule dans cet immense territoire nordique m’a marqué. C’est beaucoup plus tard que j’ai décidé d’en faire un personnage. Le récit demeure fictif », tient à préciser celle qui a aussi rencontré d’autres personnes exerçant ce métier.

Pour s’assurer que son récit demeure crédible à tous les niveaux, l’auteure a pu compter sur le soutien de deux autres conducteurs d’expérience de la compagnie minière IOC, Michel Thibault et Nick Trépanier. L’aide est surtout venue de Christophe Bonnal, anciennement responsable de la formation continue au Cégep de Sept-Îles, qui a accepté de relire son manuscrit pour y traquer les erreurs techniques.

En plus d’y tenir un propos environnemental, Isabelle Grégoire démontre une très grande sensibilité à l’égard de la réalité autochtone.

« Plusieurs Autochtones m’ont fait part de leur réalité. Ça vient nourrir des personnages dans le roman. Il faut dire que j’ai fait beaucoup de reportages dans des communautés autochtones et que chaque fois je séjournais sur place », mentionne-t-elle.

Afin de découvrir le territoire nord-côtier, cette journaliste expérimentée considère le train comme le meilleur moyen de transport. « Le train est une manière incroyable de découvrir le paysage. On le voit changer à mesure qu’on se dirige vers le Nord. C’est beaucoup mieux que l’avion », soutient-elle. « Le Nord est un territoire qui me fascine. Peu de gens le connaissent vraiment. Vous vivez dans une très belle région. »

Amoureuse de notre coin de pays, Isabelle Grégoire espère être invitée à participer à la prochaine édition du Salon du livre de la Côte-Nord qui aura lieu du 23 au 26 avril 2020. D’ici là, son roman Fille de fer est disponible dans toutes les librairies du Québec.

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