Festival du conte et de la légende de l’Innucadie : Un partage réussi entre les cultures

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Par Karine Lachance
Festival du conte et de la légende de l’Innucadie : Un partage réussi entre les cultures
Le mélange entre les cultures innue et acadienne a donné droit à des moments magiques. Sur cette photo, nous pouvons voir Charles-Api Bellefeur de La Roamine qui joue de l’acordéon en compagnie de Réal Landry de Natashquan. (Photo : Germaine Mestenapéo)

La 14ème édition du Festival du conte et de la légende de l’Innucadie s’est déroulée du 8 au 11 août à Natashquan, ainsi que dans la communauté de Nutashquan. Les touristes et festivaliers de cultures variées, étaient au rendez-vous pour recréer l’ambiance innucadienne propre à cet événement.

«Nous avons eu la chance d’entendre Charles-Api Bellefleur jouer le teueikan, accompagné de joueurs de rigodon de la région, c’est ça l’essence du Festival», mentionne la conteuse Germaine Mestenapéo.

Le Festival de l’Innucadie aura permis encore cette année de faciliter le partage entre les cultures, à travers diverses activités. Que ce soit les mets traditionnels innus ou acadiens, les participants ont certainement réussi à trouver quelque chose d’agréable à se mettre sous la dent. Des artistes tout autant locaux qu’internationaux sont montés sur la scène, afin d’offrir des moments magiques aux nombreux spectateurs.

«C’est agréable de voir ces chanteurs acadiens tellement respectueux des Innus, sur la scène ensemble», exprime Mme Mestenapéo.
Cette année, le festival a été précédé d’un Camp culturel et artistique de la relève innue. Ce sont ces participants, accompagnés d’artistes collaborateurs, qui ont donné le ton au festival lors de la soirée d’ouverture.

«Le festival est devenu une véritable célébration de l’Année internationale des langues autochtones durant laquelle le partage interculturel s’est tourné vers la culture innue», mentionne Monique Bouchard, chargée de projet pour le festival.

La présidence d’honneur était assurée par Rodney Saint-Éloi, poète et fondateur de la maison d’édition Mémoire d’encrier.

«Il a su assurer un climat d’ouverture et de partage au sein duquel les artistes d’ici et les invités venant du Québec, d’Europe et d’Afrique ont pu offrir des prestations authentiques et touchantes», relate Mme Bouchard.

Langues et enracinement
En cette année internationale des langues autochtones, les spectateurs ont pu entendre des contes québécois et innus, de la musique traditionnelle sénégalaise et acadienne. Ils ont également pu assister à des réflexions et discussions intéressantes autour de la thématique de la langue.

«Toutes ces occasions auront permis aux festivaliers et aux artistes d’échanger leurs mémoires afin de les enrichir d’une façon unique», ajoute la dame chargée de l’événement.

Mme Bouchard confirme déjà que le festival sera de retour en 2020. Une décision facile à prendre après le franc succès de l’édition de cette année.

Un grand disparu
En plein cœur du festival, la communauté de Nutashquan a perdu un homme très respecté, Antoine Malek. Il s’est éteint à l’âge de 88 ans. M. Malek a été chef pendant quelques années, en plus de partager sa sagesse et ses connaisances avec plusieurs personnes. Il était également connu pour son rôle dans le documentaire La conquête de l’Amérique, d’Arthur Lamothe.

«Mon père était très humain. Il respectait tout le monde. Il a toujours rappelé cette importance, que si on veut se réconcilier, il faut se réunir et se respecter», exprime fièrement son fils Richard Malek-Lalo.

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