Éloi Vigneault, un petit passionné de hockey

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Par Karine Lachance
Éloi Vigneault, un petit passionné de hockey
Éloi Vigneault a participé au congrès annuel des amputés de guerre en mai, ce qui lui a donné du positif à l’approche de sa rentrée en maternelle 4 ans. (Photo : courtoisie )

Enfin, il ne reste qu’un été à patienter avant de pouvoir réellement faire partie de l’équipe qu’il admire tant. Éloi Vigneault, ce petit fan des Macareux de Havre-Saint-Pierre, en deviendra un l’an prochain.

Le jeune Éloi Vigneault est âgé de trois ans. Il est un petit homme très actif et moteur. Il adore faire du vélo, mais ce qu’il aime par-dessus tout, c’est le hockey. Lors de la prochaine saison, il fera ses débuts comme joueur et il a très hâte.

Il est possible que vous le remarquiez sur la patinoire, parce qu’Éloi n’a pas le même équipement que le reste du monde. Son gant gauche est cousu directement sur son épaulette. Mais ce n’est pas grave, il tient son hockey sous son aisselle et il n’y voit aucun inconvénient.

En fait, Éloi a une amputation congénitale au bras gauche. Il est le seul, du moins de son âge, à Havre-Saint-Pierre, qui est né avec un bras plus court que l’autre et une main en moins. Ses parents se sentent bien à l’aise d’en parler, tout comme lui.

Éloi est tout de même conscient que son corps est différent des autres enfants qui l’entourent.

«Quand il est à la garderie, il ne se sent pas différent, mais lui, il le ressent quand même. Le fait de rentrer à l’école l’an prochain, il se demande s’il va y avoir des amis qui seront comme lui», partage sa maman, Marie-Luce Vigneault.

Le petit Cayen est inscrit au Programme pour enfants amputés de guerre (Les Vainqueurs). Grâce à ce programme, il peut obtenir de l’aide financière pour l’achat de membres artificiels.

«Pour le hockey, il va lui falloir une prothèse spéciale pour pouvoir mieux manier le bâton. C’est là que les amputés de guerre entrent en ligne de compte. Les prothèses, c’est très dispendieux et ils défraient les coûts, en plus de payer les déplacements à Québec», explique la mère de famille.

Une attitude de vainqueur

Chaque année, Éloi est invité à participer à un séminaire du Programme des amputés de guerre. Ce moment lui permet de rencontrer des enfants vivant la même réalité que lui, favorisant ainsi l’acceptation de sa différence et l’adoption d’une attitude positive.

«Éloi est tout seul au Havre, ça lui donne la chance de côtoyer des gens comme lui. Aller au séminaire, ça lui permet de combler un vide. Depuis que nous sommes revenus de celui de cette année, je vois une différence», confie Mme Vigneault.

Dans le cadre du Programme des amputés de guerre, les parents ne sont pas en reste. En plus du soutien financier, ils sont également invités à participer à un congrès par année.

«Pour les parents aussi c’est agréable. On côtoie d’autres parents comme nous. Ça fait du bien de pouvoir jaser, d’aller chercher des nouveaux trucs, des nouvelles idées», exprime la mère.

Mme Vigneault se dit très reconnaissante envers le Programme des Vainqueurs. À ses yeux, il est essentiel pour permettre aux enfants comme Éloi de faire des activités même s’ils ont des limitations par rapport à leur handicap.

 

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