Élections fédérales 2019 – Le milieu communautaire brille par son absence

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Par Éric Martin
Élections fédérales 2019 – Le milieu communautaire brille par son absence
La coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) de la Côte-Nord, Nancy Lamontagne.

Pendant la dernière campagne électorale, les candidats des différents partis politiques se sont très peu prononcés sur des enjeux communautaires. Une situation que considère déplorable, voire regrettable, la coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) de la Côte-Nord, Nancy Lamontagne.  

À l’échelle régionale, l’enjeu le plus important soulevé par les candidats des différents partis politiques dans Manicouagan demeure le prolongement de la route 138. Sur ce point, ils semblent tous avoir la même vision que la TROC Côte-Nord.

« On a des organismes communautaires sur la Basse-Côte-Nord. Bien malgré eux, ils se retrouvent retirés des services. Pour nous, il est difficile d’aller à leur rencontre. Cela implique des frais de déplacement élevés. Dans un contexte de sous-financement, ça n’a rien d’évident », soulève Mme Lamontagne.

La coordonnatrice de la TROC Côte-Nord demeure convaincue qu’un des moyens efficaces de combattre la pauvreté est d’assurer une répartition équitable de la richesse. À titre d’exemple, elle cite le faible nombre de logements sociaux et le coût excessif de certains loyers.

« Pour certains partis, ça ne semble pas faire partie de leur priorité. Ils sont un peu plus dans le capitalisme et se prononcent en faveur du retrait de certains droits. C’est un fait malheureux. Il faut donner davantage aux plus pauvres. C’est là l’essence même du communautaire », affirme-t-elle.

À titre personnel, elle s’inquiète sérieusement du fait que le droit à l’avortement ait de nouveau fait surface dans présente campagne électorale.  « Je trouve ça dangereux qu’on s’attaque à un tel acquis qui résulte de lutte sociale importante. Revenir là-dessus n’apporte rien de bon », demeure-t-elle convaincue. « J’ai l’impression qu’on recule de 50 à 60 ans. Ce débat ne devrait pas avoir lieu. Ça n’a pas de bon sens. »

Une chose est certaine, elle espère que le gouvernement au pouvoir saura se montrer davantage à l’écoute des gens. « Un député gagnant en est un qui est près des gens et qui se porte à la défense d’intérêts collectifs et non individuels, conclut-elle.

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