Éducaro veut lancer une plateforme virtuelle

Photo de Nicolas Dupont
Par Nicolas Dupont
Éducaro veut lancer une plateforme virtuelle
L'équipe d'Éducaro: Josyane, Caroline, Jasmine et la mascotte, Roméo.

Située à Port-Cartier, la compagnie Éducaro souhaite élargir ses activités en lançant une plateforme de contenu éducatif en ligne. Si le financement est au rendez-vous, la compagnie souhaite embaucher une dizaine de professionnels pour son projet.

Fondée en 2003, Éducaro est une compagnie vouée à promouvoir le français par le biais de spectacles et de contes de Tante Caroline, d’outils pédagogiques et d’ateliers de littératie. Récemment, la propriétaire, Caroline Lajoie-Jempson, a acquis un bâtiment sur la rue Parent.

Son objectif est d’embaucher une dizaine de professionnels de haut niveau afin de concevoir une plateforme éducative en ligne. Elle vise un marché national pour commencer. Si tout se passe bien, elle compte étendre son projet à l’ensemble de Canada.

« Le projet vient de la problématique de pénurie d’enseignants qualifiés. Ça fait déjà quelques années que j’ai observé le problème. Le projet est en quelque sorte un moyen virtuel pour soutenir l’enseignement dans les écoles », explique Mme Lajoie-Jempson.

Elle compare son projet à un Netflix dédié à l’enseignement: des capsules vidéo correspondant à des leçons dans une matière donnée. « Le but est de bonifier ce que le professeur donne, sous forme d’émissions de télévision. La phase un comprend le français, les mathématiques et l’anglais langue seconde pour les niveaux du primaire. »

Déjà deux employés ont été embauchés, soit une graphiste et une administratrice. Le projet aura besoin de personnel pour la production vidéo et de professionnels en pédagogie pour la conception des capsules.

Mme Lajoie-Jempson explique être en démarchage pour trouver du financement. Les sommes nécessaires pour démarrer le projet sont assez importantes au départ, étant donné le temps de conception et de production des capsules. Elle estime la phase de développement du projet à environ un an.

« C’est un projet unique au Québec. Ça ne se fait pas encore ici. Cette solution innovatrice utilise la technologie infonuagique et des stratégies d’enseignement et d’apprentissage les plus récentes afin que la suppléance devienne une opportunité d’apprentissage. De plus en plus de gens sont intéressés, je reçois des appels. Mais le nerf de la guerre, c’est le financement. Tout dépendra de ça », souligne-t-elle.

L’ouverture officielle des nouveaux locaux se fera le premier novembre prochain. Le public sera invité à venir rencontrer l’équipe à compter de 17h.

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier de