Deux cinéastes d’Ekuanitshit se font connaître à l’ONU

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Par Mathieu Morasse
Deux cinéastes d’Ekuanitshit se font connaître à l’ONU
Uapukun Mestokosho McKenzie et Gaëlle Mollen étaient au siège de l’ONU à New York du 25 au 27 avril 2019. (Photo : courtoisie)

Deux femmes d’Ekuanitshit, Gaëlle Mollen et Uapukun Mestokosho McKenzie, sont allées parler de leurs courts métrages au siège des Nations Unies à New York.

Avec quatre autres jeunes cinéastes du Wapikoni mobile, elles ont organisé l’événement «Le droit à la communication autochtone: honorer nos cultures, langues et traditions grâce à la création numérique et la souveraineté narrative».

L’événement se tenait le 25 avril, en marge de la 18e session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, qui siège du 22 avril au 3 mai 2019.
Les deux Innues de 27 ans y ont aussi présenté leur court-métrage respectif les 26 et 27 avril.

«C’était un rêve d’aller un jour à l’ONU. D’être à l’Instance permanente, c’est déjà un rêve. Mais en plus d’avoir l’occasion de présenter mon film, c’est une opportunité qui est encore plus grande pour moi», confie Gaëlle Mollen.

Tisser des liens

L’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones est un événement rassemblant des autochtones de partout dans le monde. Beaucoup d’événements parallèles y sont organisés pendant ces dix jours.

«C’est plaisant de pouvoir rencontrer d’autres autochtones, d’apprendre à les connaître. Moi c’est ma deuxième année et je garde encore contact avec du monde que j’ai connu l’an dernier», affirme Uapukun Mestokosho McKenzie.

L’échange de connaissances permet aux participants des quatre coins du globe de s’entraider.

«J’ai appris sur leurs cultures, sur ce qui se passe chez eux, sur les défis qu’ils vivent. Ce qu’on vit chez nous, c’est très similaire à ce qui se passe un peu partout, même s’il y a aussi beaucoup de différences», ajoute-t-elle.

Le Wapinoki mobile est un studio ambulant d’intervention, de formation et de création audiovisuelle. Sa mission est d’amplifier les voix des jeunes autochtones grâce aux courts-métrages et à la musique. L’organisme sans but lucratif est un partenaire officiel de l’UNESCO depuis 2017.

Les courts-métrages de Gaëlle Mollen et de Uapukun Mestokosho McKenzie peuvent être visionnés gratuitement sur le site web de Wapikoni mobile.

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