Des opportunités à saisir pour l’industrie minière

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Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Des opportunités à saisir pour l’industrie minière
La mine du Lac Tio de RTFT

Comme de nombreux secteurs économiques, l’industrie minière a été touchée par la pandémie de COVID-19. Par contre, elle semble être retombée sur ses pattes alors que la relance économique s’amorce.

Au plus fort de la pandémie, il y a eu une période d’arrêt pour environ les 2/3 des mines au Québec. Pour Josée Méthot, présidente-directrice générale de l’Association minière, l’industrie minière a été capable de repartir et de s’adapter malgré la COVID-19. Pour l’instant, la plupart des mines n’ont pas encore retrouvé 100% de leur production habituelle.

Au Québec, deux matières dominent l’exploitation minière. Il y a l’or en Abitibi-Témiscamingue et il y a le Fer sur la Côte-Nord. Pour ces deux minerais, les prix sont bons. De plus comme le fait remarquer Mme Méthot, l’industrie a un taux de change intéressant parce qu’elle vend en dollars américains mais elle produit en dollars canadiens ce qui donne un avantage à l’industrie. De plus, le prix du pétrole qui est bas permet de diminuer les coûts des minières. Aussi, le fait que le fer produit sur la Côte-Nord soit de haute qualité permet d’aller chercher une prime au prix ajoute Mme Méthot.

Des opportunités

En raison du ralentissement économique causé par la crise de la COVID-19, de nombreux gouvernements ont annoncé leurs intentions d’investir massivement, notamment dans des programmes d’infrastructures.

C’est le cas de la Chine qui est actuellement en train de vouloir relancer son économie avec des programmes d’infrastructures. Pour Josée Méthot, il s’agit d’une opportunité pour les mines de fer du Québec : « Qui dit programme d’infrastructures dit demande d’acier et donc demande de fer. Dans ce contexte, avec du fer de qualité, l’industrie minière québécoise pourrait répondre aux besoins mondiaux. »

Coût supplémentaire

Selon les données de l’Association minière du Québec, la période d’arrêt du 23 mars au 14 avril aura coûté plus de 551 M$ aux exploitants miniers du Québec. Par la suite, il y a eu des coûts reliés aux mesures que les minières ont dû mettre en place. Les entreprises ont eu à repenser la façon dont le travail est fait pour s’assurer que les travailleurs respectent en tout temps la distanciation physique.

Optimisme

Pour ce qui a trait à la situation des prochains mois, Mme Méthot affirme que l’industrie minière est confiante, mais qu’il y a de petites inquiétudes. Selon elle, l’industrie minière espère que s’il y avait une deuxième vague, les mesures mises en place par les minières seraient suffisantes pour empêcher un nouvel arrêt des opérations comme il y a eu au mois de mars et avril.

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