Des fouilles archéologiques à Blanc-Sablon

Photo de Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Des fouilles archéologiques à Blanc-Sablon
Photo courtoisie

Des fouilles archéologiques ont eu lieu à Blanc-Sablon du 24 au 30 août. Celles-ci ont été rendues possibles par le soutien de Archéo-Mamu Côte-Nord et de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent.

Les fouilles font suite à des recherches menées l’an dernier sur un site où beaucoup d’objets avaient été trouvés en surface. De plus, les recherches devaient avoir lieu le plus rapidement possible parce que l’érosion menaçait le site. Il y a 6 chercheurs qui ont mené les fouilles. Jusqu’à maintenant, ils ont trouvé principalement des artefacts. Il s’agit d’éclats de matière qui sont produits lorsque les tailleurs créent des outils comme des couteaux ou des pointes de projectiles.

Les fouilles actuelles portent principalement sur la présence des peuples autochtones dans le secteur. Par contre, le projet archéologique s’intéresse à la présence autant des peuples autochtones que celle des peuples européens (anglais, francais, basque). Le site patrimonial de Blanc-Sablon est occupé depuis environ 8 500 ans.

Le chargé de projet, Manek Kolhatkar, nous explique que le projet comporte trois volets. Les fouilles ne représentent qu’une partie du projet. Il s’agit d’un projet plus vaste d’archéologie publique qui intègre aussi dans un deuxième volet, de la numérisation et de la cartographie 3D. Une équipe de l’Université de Montréal est d’ailleurs présente pour effectuer cette numérisation.

Projet éducatif

Le troisième volet de ce projet en est un qui touche l’éducation. « Avec le centre de services scolaire, on travaille pour développer un programme qui intègre l’archéologie et la modélisation 3D », affirme M. Kolhatkar. Il ajoute qu’il espère que ce projet permettra de donner des outils aux communautés locales de la Basse-Côte-Nord pour qu’ils puissent pratiquer une archéologie non destructive et ainsi être en mesure de préserver leur patrimoine.

Ce troisième volet du projet en est très important pour Manek Kolhatkar : « C’est essentiel que les communautés locales soient impliquées dans la préservation de leur patrimoine ». De plus, la technologie 3D pourrait contribuer à la mise en place d’un musée virtuel de la Basse-Côte-Nord. L’acquisition de connaissance du patrimoine historique de la Basse-Côte-Nord pourrait aussi servir d’outil de développement touristique pour la région selon Manek Kolhatkar.

M. Kolhatkar espère que le financement sera encore présent pour que les archéologues puissent revenir à nouveau à Blanc-Sablon au cours des prochaines années.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires