Des droits acquis qui ont été enlevés

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Par Karine Lachance
Des droits acquis qui ont été enlevés
Petits et grands étaient présents à la marche pour le droit de pêcher à pied le long du Saint-Laurent (Photo : courtoisie)

Le 9 juin, à Port-Cartier, se tenait une manifestation pour le droit de faire la pêche à pied sur les berges du Saint-Laurent. Des droits qu’avaient autrefois les résidents de la région et qui leurs ont été enlevés dans les années 80.

M. Jean-D’Ars Morin habite à Port-Cartier depuis 50 ans. Il adore vivre près de la mer et mentionne être incapable de quitter la région, et ainsi se retrouver loin de la batture.
Jusqu’au début des années 80, lorsque la neige fondait et que le beau temps se pointait à l’horizon, il se rendait avec sa famille et ses amis sur le bord des berges du Saint-Laurent pour amasser quelques fruits de la mer à se mettre sous la dent. Un droit ancestral qui lui a été enlevé, dû à des réglementations de Pêches et Océans Canada.
Depuis deux ans, il organise une manifestation pour revendiquer des droits qui lui ont été enlevés.
«On ne veut pas d’une nouvelle loi, on veut seulement une modification à la loi actuelle. Quitte à payer un petit droit pour pouvoir aller sur la batture avec nos familles. On nous enlève des droits qu’on avait et qui devraient être acquis», déplore-t-il.
M. Morin considère que la pêche sur les battures est respectueuse de l’environnement et ne tue pas la ressource. Le regroupement revendique les mêmes droits qu’en Colombie-Britannique, où ils ont droit à deux cages par personne.
«Les pêcheurs commerciaux ne sont pas contre ce que nous faisons. Je pense aussi que ça diminuerait le braconnage, sans oublier les touristes qui appréciaient cette spécificité de notre région», ajoute-t-il.
L’homme se souvient des moments passés en plein-air avec ses proches et rêve de pouvoir le refaire à nouveau. Il raconte également que cette pêche permettait à plusieurs familles de se nourrir.
«Ça nous appartient la batture, c’est la famille, les rencontres. Ils nous ont enlevé notre cuisine», exprime-t-il.
Le milieu politique était présent afin de démontrer leur appui à cette cause importante pour plusieurs résidents de Port-Cartier, mais également de l’ensemble de la région. La députée Marilène Gill était présente ainsi que Lorraine Richard. Le maire de la ville, Alain Thibault, y était également, tout comme Michel Gignac de la Chambre de commerce.
«On veut une portée plus régionale, plus on est et plus le message porte. Le milieu politique nous appui et nous en sommes très heureux. Nous espérons tellement réussir à avoir une modification à la loi actuelle», conclut M. Morin.

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