Décès de George Keays : Sept-Îles perd un vétéran et un bénévole d’exception

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Par Fanny Lévesque
Décès de George Keays : Sept-Îles perd un vétéran et un bénévole d’exception

Sept-Îles a perdu l’un de ses précieux bénévoles avec le départ de George Keays, décédé le 11 janvier à l’âge de 92 ans. Ses proches se souviennent d’un homme de cœur qui n’a jamais hésité à donner au suivant, comme le témoigne son importante feuille de route.

George Keays et sa fille, Patsy. (Photo: fournie par la famille)
George Keays et sa fille, Patsy. (Photo: fournie par la famille)

Né en Gaspésie, George Keays sera déployé en Angleterre pendant la Deuxième Guerre mondiale où il combattra au sein de l’Armée canadienne. De retour dans sa Gaspésie natale, il apprend les secrets du nettoyage à sec. En raison d’une économie ralentie, le trentenaire à l’époque jette l’ancre à Sept-Îles en 1951 où il débutera sa carrière chez Nettoyeur Sept-Îles, un commerce qu’il rachètera plus tard.

«Au-delà du travail, il a toujours eu une passion et un besoin d’aider son prochain et d’améliorer les conditions de vie de ceux qui l’entouraient», souligne sa fille Patsy. George Keays ne tarde d’ailleurs pas à s’impliquer dès son arrivée sur la Côte-Nord en devenant membre fondateur de la filiale de la Légion royale canadienne de Sept-Îles et du Corps de cadets de la Marine royale canadienne Jacques-Cartier.

«Il a toujours été attentif aux besoins de ses confrères vétérans et a longtemps été un pilier dans la région pour rallier la communauté au support des vétérans et miliaires actifs», ajoute Mme Keays qui rappelle que son père s’est largement impliqué dans les campagnes du Coquelicot et les événements commémoratifs.
La jeunesse au cœur de ses implications

Selon sa fille, l’implication avec les jeunes a toujours été la principale préoccupation de son père, qui a notamment participé à la fondation du Camp des Jeunes du lac des Rapides. «Son bénévolat auprès du club Lion de 1968 à 1988 lui aura aussi permis de demeurer très près des activités du camp», affirme-t-elle. Le Club de ski de fond Gallix lui doit également la traditionnelle Course des bouts de choux, qui a lieu tous les ans depuis 1976.

George Keays s’est aussi impliqué dans la création de l’église Christ The King ainsi qu’au recrutement du premier curé de la paroisse anglophone. «Après sa retraite en 1986, il s’est également investi dans les activités du Foyer des marins, dont il était membre depuis 1978», ajoute Mme Keays. L’établissement porte d’ailleurs son nom depuis 2014 en reconnaissance de son dévouement à la cause.

M. Keays s’est mérité le certificat émérite du Comité de la célébration du Canada en 2005 puis, a été intronisé à l’Ordre du mérite nord-côtier en 2007. Honoré jusqu’au dernier moment, George Keays a reçu le prix du Gouverneur général pour l’entraide en septembre dernier. «C’est un homme à la fois fascinant et infatigable, indique sa fille. Il était un homme généreux et souriant (…) Il avait vraiment un cœur de lion».

Époux de feue Dora Cyr, George Keays laisse dans le deuil ses six enfants, onze petits-enfants et un arrière-petits-enfants.

Photo du HAUT: George Keays (à droite) lors d’une cérémonie commémorative de la Bataille de l’Atlantique organisée par le NCSM Jolliet, en 2009. (Photo : archives – Le Nord-Côtier)

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