«Dans la vie, il faut toujours garder espoir» – Sonia Imbeault

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Par Nassima Bennaceur
«Dans la vie, il faut toujours garder espoir» – Sonia Imbeault
Sonia Imbeault et son conjoint Benoit, tous deux atteints de la sclérose en plaques, pourront profiter d’un plus grand appartement. (Photo : Le Nord-Côtier)

Sonia Imbeault et Benoit Bezeau sont des résidents de Port-Cartier souffrant de sclérose en plaques. Ils sont en fauteuil roulant et viennent d’obtenir le logement de leur rêve, grâce à la mobilisation de la ville et de son maire, mais surtout grâce à leur persévérance.

C’est un rêve qui se réalise pour cette famille en situation de mobilité réduite, qui vivait dans un 2 et ½ pas adapté à leur handicap.

Sonia, son fils et Benoit ont vécu l’enfer dans cette seule pièce qui leur servait d’appartement. Se déplacer dans la maison devenait un casse-tête chinois et l’intimité des parents ainsi que du jeune adolescent de 14 ans était réduit à zéro.

«Mon fils voulait s’en aller dans sa chambre, mais il n’en avait pas de chambre, il était obligé de dormir sur le divan-lit tandis que nous dormions dans un lit d’hôpital», confie Sonia.

Tony Wright, le propriétaire d’un bloc d’appartement, a accepté d’adapter un 5 et ½ dans son immeuble pour recevoir la famille. Un beau cadeau inespéré pour le couple.

«Moi j’ai eu la demande, puis j’ai dit oui naturellement, je ne pensais pas que ça aurait autant d’impact et que ça changeait autant la vie de ces gens-là», rapporte-t-il.

Garder espoir face aux épreuves

Le couple est ensemble depuis maintenant cinq ans. Sonia est atteinte de la maladie depuis 14 ans, son conjoint depuis l’âge de 14 ans.

Ils se battent sans relâche depuis deux ans pour tenter de trouver un milieu de vie sain, et adapté à leur handicap.

«Dans la vie, il ne faut pas lâcher, il faut toujours avoir un but, toujours espérer. Benoît et moi, on s’encourage à deux, et même avec mon fils, on s’entraide à trois», ajoute Sonia.

Solidarité port-cartoise

Face à cette situation, la communauté port-cartoise et le maire Alain Thibault se sont mobilisés pour apporter une aide à ce couple.

«Tout le monde nous donnait plein de choses pour essayer de nous aider», indique Mme Imbeault.

Sonia a pu passer tous ses examens médicaux très rapidement, chose qu’elle avait dû mal à faire lorsqu’elle vivait à Québec.

Le médecin s’occupant d’eux à Port-Cartier s’est rendu très disponible. Il se déplaçait si le couple était dans le besoin. Un ergothérapeute vient aussi chez eux régulièrement pour les aider et ils ont réussi à avoir des subventions pour payer le nécessaire de du loyer. À Port-Cartier, la vie s’est simplifiée pour eux.

«Quand j’étais à Québec, j’ai demandé pendant dix ans à avoir des choses adaptées à mon handicap, mais ça ne fonctionnait pas, alors qu’en un an et demi ici, tout à changer, en ville, ça prend du temps », rapporte-t-elle.

Améliorer la vie des personnes à mobilité réduite

Toute cette histoire a mis en lumière le problème suivant; que la société n’a pas assez adapté les infrastructures de la ville ainsi que les logements pour les personnes handicapées.

Sonia et Benoit aujourd’hui participent aux séances municipales de Port-Cartier afin de faire changer les choses question de faciliter la vie des personnes en mobilité réduite, comme par exemple, faire changer le temps du passage piéton pour traverser la rue.

Ils ne parlent pas que pour eux. 45 personnes sont à mobilité réduite à Port-Cartier et seulement trois appartements sont adaptés. La demande est forte et la municipalité travaille pour améliorer la vie des personnes comme Sonia et Benoit.

«C’était quelque chose de très difficile, on a passé au travers, il ne faut pas dire je suis plus capable, il faut s’encourager et dire que je suis capable, de croire en ses rêves et que tout en possible», conclut Sonia.

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